Quelque chose qui va et qui va

franck bourrel
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PREMIERE ETAPE
A l'occasion de la première étape de conception, conduit avec le soutien de La Compagnie du Si à Bordeaux qui a produit ce premier temps fort, nous avons conçu notre projet comme une mise en chantier : partant d'un tas disparate de matériaux dissemblables, nous avons souhaité faire émerger une forme qui fasse sens. Sur la base de matériaux constitutifs d'une forme à priori abstraite : mots, fatras d'objets sonores et matière inerte (argiles, tissus, métaux...), un comédien, un musicien et un plasticien ont fait émerger une forme vivante, mobile, animée. Avec l'improvisation comme axe de travail. L'improvisation n'est pas la finalité de notre projet, elle n'en est pas le but, mais elle en est un des moteur. Philippe Boisnard parle de la langue de Tarkos en la décrivant comme une pâte matérielle de la pensée : une pâte-mot. « Langue de l'agrégat, de la compote et du compost, de la dilution et du compactage... ». La pâte-mot de Tarkos est le ciment qui a scellé les pierres de l'édifice d'où est née cette rencontre.

DEUXIEME ETAPE
Pour cette deuxième étape conduite par la Compagnie Trio d'en bas, deux hypothèses de travail en sont désormais les lignes de force : l'approfondissement de la relation transartistique et la question de l'environnement scénographique.
Les interactions entre les différentes expressions artistiques seront approfondies, apportant ainsi une plus grande homogénéité à l'ensemble. L'apport de textes nouveaux, et pas seulement ceux de Christophe Tarkos, pourra permettre de lancer le second chantier sur cet aspect-là.
En premier lieu, nous souhaitons approfondir la relation entre, d'une part l'acte de création plastique, et d'autre part, la production musicale et l'expression parlée. Ces deux aspects de la performance répondent à des exigences de temps et d'espace très différentes, et nous souhaitons nous pencher plus intensément sur la question des relations duales peinture/musique, peinture/texte et texte/musique.

Le premier chantier a donné lieu à une forme très brute sur le plan scénographique, très proche de l'installation. Cette deuxième étape marquera un virage vers une forme plus travaillée de part une réflexion approfondie sur le rapport scénique au public, le travail de lumière, de son et l'apparition de la vidéo dans le processus créatif. Tous ces nouveaux éléments « perturbateurs » dans le processus de création permettront de provoquer un requestionnement des matières jusque là travaillées.

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