Quelles articulations entre les échelles de la gouvernance du local au mondial en passant par l’Europe

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Séance du Mardi 15 mars 2011 avec Alain Laurent, délégué général de « TER-RES territoires responsables » et Stéphane Loukianoff, délégué général de l’UNADEL.

Si la décentralisation a eu le mérite de rapprocher les lieux de décision du citoyen, elle a eu aussi des effets négatifs. En effet elle a entraîné une atomisation et une segmentation des politiques publiques favorisant la concurrence des territoires. Chacun, maître de ses décisions dans sa collectivité, peut mener s’il en a les capacités financières, les projets qu’il souhaite sans tenir compte des autres strates institutionnelles et territoriales. C’est la conséquence du système électoral français et de la logique présidentielle de la 5ème république qui renforce la logique de fief électoral au niveau des grandes collectivités.

Certes au fil des ans, l’État a poussé au développement de l’Intercommunalité et des coopérations, mais la dispersion et la concurrence continuent bien souvent de régner.

Or chacun sait bien qu’aucun problème de société ne peut être géré à une seule échelle territoriale, qu’aucune politique efficace ne peut être enfermée dans une seule institution, administration ou collectivité. Car le territoire de proximité (bassins d’emploi, de formation et de vie) n’est pas le siège d’une seule institution : il est le réceptacle de tous.

C’est donc une nouvelle gouvernance territoriale qu’il faut penser, articulant entre elles, les différentes instances dans l’exercice d’une responsabilité partagée dans les territoires, en synergie avec l’ensemble des acteurs et citoyens présents sur ceux-ci. Il s’agit de construire une nouvelle culture de gestion basée sur la coopération et non sur la concurrence, sur la transversalité et non sur la verticalité entre les différentes strates institutionnelles et administratives.

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