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    Interview / Christophe Gonnet, "Sauvagerie de la lenteur"

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    la maison rouge

    par la maison rouge

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    Connu pour ses réalisations in situ, qu’elles soient dans la ville ou dans la nature, Christophe Gonnet (né en 1967) s’empare du patio de la maison rouge, pour le transformer en une vaste structure de bois qui sera peu à peu envahie par la végétation. Cette architecture, constituée d’un plancher d’où se dressera une série de volumes surmontée d’une trame aérienne, sera le support d’un environnement en devenir dans lequel le visiteur pourra déambuler ou « prendre racine ». Christophe Gonnet tente de s’emparer pleinement de l’espace du patio pour en détourner la spatialité, les modes d’appréhension par le public et certains aspects architecturaux, en particulier sa relation avec les galeries intérieures Il s’agit d’une proposition simultanément sculpturale, architecturale et environnementale par son rapport au jardin. « Je souhaite privilégier deux approches concernant cette œuvre et le public. L’une de l’ordre de la tension, de la pression, de cet espace à la fois clos et extérieur, par rapport à la diversité des points de vue qu’occasionne la circulation dans les galeries de la maison rouge. L’autre de l’ordre de l’enveloppement, du refuge, d’un certain isolement, lorsque l’on fréquente l’intérieur du patio, en démultipliant les possibilités de parcours et en aménageant de petits espaces pour s’asseoir et/ou se restaurer » (Christophe Gonnet). Les plantes ont une présence centrale dans ce projet. Chaque volume accueille une plante dont le support, est dissimulé. Seul le feuillage recouvrira petit à petit les parois. « Chaque volume peut renvoyer par le matériau et la forme, à l’arbre, au tronc de l’arbre, et indirectement peut produire une métaphore de la forêt. A la condition d’une bonne évolution du végétal on peut espérer un développement assez spectaculaire de l’environnement du patio se transformant d’un espace principalement architecturé en un espace très « végétalisé » (Christophe Gonnet).