A propos du sionisme de Laurent Gbagbo

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Un ancien enseignant français qui dans le cadre de la coopération eut pour collègue Laurent Gbagbo raconte une fameuse anecdote : celle qui opposa le futur président ivoirien, durant un cours d'histoire, à une lycéenne qui avait la particularité d'être la fille de l'ambassadeur d'Israël en Côte d'Ivoire...
Pourtant, et ce ne fut pas le moindre des paradoxes de la crise post-électorale ivoirienne, tout au moins dans son versant français, une bonne partie de la gauche de la gauche a véritablement "lâché" Gbagbo, pourtant opposé au libéral atlantiste Ouattara, entre autres, et de façon inavouée, donc gangrénante, en raison d'un supposé "sionisme"... sionisme qui aurait trouvé sa source dans sa conversion à l'évangélisme, qui aurait fait de lui un néo-conservateur plus vrai que nature.
Sauf que cette faribole, Gbagbo la doit à l'action (efficace) de certains journalistes français affiliés au quai d'Orsay, tendance gauche gaullisto-souverainiste. Qui, dans des sujets radio, dans un documentaire de canal +, répandirent le schéma simpliste si satisfaisant. (Paradoxe pour paradoxe, durant la crise post-électorale, le quai d'Orsay tendance droite gaullisto-souverainiste était plutôt en faveur de la stabilité avec Gbagbo, par refus de l'atlantisme incarné par Ouattara).
Détail "savoureux". Début 2010, à quelques mois de la présidentielle, Gbagbo répond aux questions de Jeune Afrique. Le "sioniste" Gbagbo, découvre-t-on alors, est favorable à ce que l'Iran puisse disposer, au même titre qu'Israël, de la capacité nucléaire. Au nom de l'équilibre entre les États sur la question de la dissuasion.
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