Boris Vian - Le Déserteur -
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Boris Vian (né le 10 mars 1920 nous a quitté le 23 juin 1959) chante "Le Déserteur" :
Monsieur Le Président, je vous fais une lettre que je vous lirai peut-être si vous avez le temps.
Je viens de recevoir mes papiers militaires pour partir à la guerre avant mercredi soir.
Monsieur Le Président je ne veux pas la faire, je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens.
C'est pas pour vous fâcher, il faut que je vous dises ma décision est prise, je m'en vais déserter.
Depuis que je suis né, j'ai vu mourir mon père, j'ai vu partir mes frères et pleurer mes enfants.
Ma mère a tant souffert qu'elle est dedans sa tombe et se moque des bombes et se moque des verres.
Quand j'étais prisonnier, on m'a volé ma femme, on m'a volé mon âme et tout mon cher passé.
Demain de bon matin, je fermerai ma porte au nez des années mortes, j'irai sur les chemins.
Je mendierai ma vie sur les routes de France, de Bretagne en Provence et je dirai aux gens :
Refusez d'obéir, Refusez de la faire, N'allez pas à la guerre, Refusez de partir.
S'il faut donner son sang, allez donner le vôtre, vous êtes bon apôtre, Monsieur Le Président, si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je n'aurai pas d'armes et qu'ils pourront tirer.
Monsieur Le Président, je vous fais une lettre que je vous lirai peut-être si vous avez le temps.
Je viens de recevoir mes papiers militaires pour partir à la guerre avant mercredi soir.
Monsieur Le Président je ne veux pas la faire, je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens.
C'est pas pour vous fâcher, il faut que je vous dises ma décision est prise, je m'en vais déserter.
Depuis que je suis né, j'ai vu mourir mon père, j'ai vu partir mes frères et pleurer mes enfants.
Ma mère a tant souffert qu'elle est dedans sa tombe et se moque des bombes et se moque des verres.
Quand j'étais prisonnier, on m'a volé ma femme, on m'a volé mon âme et tout mon cher passé.
Demain de bon matin, je fermerai ma porte au nez des années mortes, j'irai sur les chemins.
Je mendierai ma vie sur les routes de France, de Bretagne en Provence et je dirai aux gens :
Refusez d'obéir, Refusez de la faire, N'allez pas à la guerre, Refusez de partir.
S'il faut donner son sang, allez donner le vôtre, vous êtes bon apôtre, Monsieur Le Président, si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je n'aurai pas d'armes et qu'ils pourront tirer.
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