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    PS : Rentrée parlementaire sous le signe du "travail" et des "engagements"

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    LCP

    par LCP

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    François Rebsamen et Bruno Le Roux ont ouvert mercredi les journées parlementaires du PS à Dijon dans un contexte particulier pour la gauche. "Pour la première fois, nous avons les moyens institutionnels pour mener à bien les réformes de François Hollande" s'est félicité François Rebsamen, patron des sénateurs PS, en introduction. Même son de cloche chez Bruno Le Roux, président du groupe à l'Assemblée : "Les 60 engagements de François Hollande seront tenus" a-t-il assuré à la fin de son discours.

    Une façon d'éteindre la polémique autour du cumul des mandats qui a [envenimé la veille de ces journées->http://www.lcp.fr/actualites/politique/140152-suivez-les-journees-parlementaires-du-ps-sur-lcp]. Autre "feu" à éteindre : l'opposition de certains parlementaires au traité budgétaire européen (TSCG) présenté le jour même en Conseil des ministres. Comme d'autres à gauche du parti, Jérôme Guedj, député de l'Essonne, votera contre ce traité. Il remarque : "Au début de l'été nous n'étions pas nombreux, depuis, cette idée commence à diffuser". Mais pas question pour le député d'affaiblir le gouvernement. "C'est un non de soutien" a-t-il expliqué. Réplique immédiate de Bruno Le Roux : "Le non de soutien, ça n'existe pas". Et le patron du groupe de placer ces débats sous le signe de l'Union européenne : "Il faut donner de la force à tous ceux qui veulent réorienter l'Europe" a-t-il déclaré en compagnie du président du groupe socialiste européen, Hannes Swoboda.

    Plus tard, Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement a détaillé le calendrier des réformes. Mariage pour tous, banque publique d'investissement, et non-cumul des mandats ont été cités, sous réserves pour ce dernier des conclusions de la commission Jospin et des arbitrages du Président de la République. De son côté, le Président de l'Assemblée nationale a demandé à ce que soit "honorée" la promesse du droit de vote pour les étrangers aux élections locales. Il s'est ensuite positionné en "président réformateur" et a assuré aux députés qu'il serait "intransigeant quant à leur indépendance".