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    Des opposants au régime de Khadafi maltraités par les États-Unis

    Super_Resistence

    με Super_Resistence

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    Human Rights Watch a publié un rapport sur la découverte de documents secrets. Des révélations qui dévoilent le haut niveau de coopération qui existait entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le gouvernement de l'ancien chef Mouammar Kadhafi pour le transfert d'opposants de Kadhafi à la Libye.
    Selon un rapport de Human Rights Watch publié ce jeudi, des opérations secrètes ont été menées par les États-Unis pour torturer et renvoyer en Libye des opposants au régime de Muammar Khadafi.
    L'organisation de défense des droits de l'homme aurait découvert des documents secrets après la chute du dirigeant libyen, dans les bureaux du directeur des renseignements libyens.

    [Laura Pitter, Conseillère en contre-terrorisme, Auteur du rapport]
    «Ce rapport rassemble des documents trouvés en Libye après la prise de pouvoir des forces rebelles. Ils avaient été abandonnés dans des bâtiments de la sécurités, classés par dossiers marqués «États-Unis» et «Grande Bretagne.» Ils contenaient des communications entre la CIA, le MI6 et l'Agence libyenne de renseignements. Ces communications montrent noir sur blanc que les États-Unis et la Grande Bretagne ont assisté et participé au renvoi d'un certain nombre d'individus opposés à Khadafi vers la Libye. Ces individus étaient à la tête d'un groupe qui s'est opposé à Khadafi pendant de nombreuses années. Ils ont essayé de le renverser depuis différentes bases à l'étranger.»

    Le rapport se base aussi sur des entretiens avec 14 détenus libérés des prisons libyennes l'an dernier.
    Ce documents expliquent comment les États-Unis ont arrêtés des opposants au régime libyen dans différents pays comme le Pakistan et la Mauritanie pour les envoyer dans des camps secrets en Afghanistan, où ils ont été torturés. Ils ont ensuite été renvoyés vers la Libye.
    Selon le rapport, les États-Unis ont reçu l'aide de la Grande-Bretagne et d'autres pays du Moyen Orient, d'Afrique et d'Asie.

    [Laura Pitter, Conseillère en contre-terrorisme, Auteur du rapport]
    D'Afghanistan, il ont été renvoyés directement en Libye. C'est intéressant de voir qu'à cette époque, il venait d'y avoir un rapprochement, une sorte d'accord entre la Grande-Bretagne et les États-Unis pour obliger Khadafi à abandonner ses armes de destruction massive et coopérer dans la lutte contre le terrorisme. Et Khadafi était très intéressé de voir ses ennemis revenir en Libye. Donc il est très probable qu'un grand nombre des informations qu'il a fournies aux États-Unis et à la Grande Bretagne concernaient ses ennemis, qu'il associait à Al Qaida et considérait comme très dangereux. Il les a sans doute présentés comme des ennemis des États-Unis. Mais tous les hommes que j'ai interviewés m'ont dit qu'ils n'étaient pas des ennemis des États-Unis.»

    Le rapport détaille les tortures subies par les prisonniers en Libye...

    Human Rights Watch a annoncé avoir envoyé une copie du rapport aux gouvernements des États-Unis et de Grande Bretagne. Ceux-ci n'ont jusqu'à présent pas réagi.