Suivi judiciaire des mineurs : «Il ne faut rien dire aux établissements scolaires »

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Le Parisien
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Un établissement scolaire doit-il tout savoir de ses élèves, y compris les détails sur leur passé judiciaire ? Après le meurtre d'Agnès, 13 ans, commis par l'un de ses camarades de collège, déjà sous le coup d'un contrôle judiciaire dans une affaire de viol en 2010, s'ouvre aujourd'hui le débat du suivi judiciaire de ces mineurs, potentiellement récidivistes.
Et cette question : la justice, dans certains cas, doit-elle en référer aux établissements scolaires censés accueillir ces jeunes accusés de crimes sexuels ? Pour le président du tribunal pour enfants de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig, "il ne faut surtout rien dire". "Si des adultes ou des jeunes dans une école apprennent que quelqu'un a été l'auteur ou la victime d'une infraction sexuelle, immédiatement, il y aura des attitudes de ségrégations qui se mettront en place", explique-t-il.
Pourtant lundi soir, à l'issu d'une réunion interministérielle convoquée par François Fillon, Claude Guéant, Michel Mercier et Luc Châtel ont décidé que désormais "il ne soit plus possible d ’ inscrire un élève dans un établissement scolaire sans avoir informé de façon complète le chef d ’ établissement et le psychiatre chargé du suivi, en cas de placement sous contrôle judiciaire dans des cas aussi graves ».

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