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Du rififi chez Tiberi

il y a 5 ans36 views

C'est un conseil d'arrondissement mouvementé qui s'est tenu jeudi en fin d'après-midi à Paris, au lendemain de la condamnation de Jean Tiberi, maire (UMP) du Ve, à une peine d'inéligibilité de trois ans et à dix mois de prison avec sursis, dans l'affaire des faux électeurs du Ve. En préalable, Lyne Cohen-Solal, élue socialiste, a fait une longue déclaration reprenant une partie des attendus du jugement, provoquant de vives réactions dans la salle, les applaudissements de ses partisans répondant aux huées de ceux du député-maire.
Après que Jean Tiberi a déclaré «inacceptable d'utiliser le conseil d'arrondissement pour relancer une histoire qui n'a rien à voir», Lyne Cohen-Solal a pu aller au bout de son intervention lançant notamment : «Existe-t-il pire infamie pour un élu du suffrage universel que d'être reconnu comme complice de fraudes électorales, surtout lorsqu'il a été premier magistrat de la ville de Paris ?»

A la fin de son intervention de l'élue socialiste, des jeunes en T-shirt blanc sur lesquels on pouvait lire «DEMISSION» se sont levés et ont manifesté bruyamment, provoquant une suspension de séance de quelques minutes avant d'être expulsés par le service de sécurité. Ils ont repris leurs slogans à l'extérieur, sur la place du Panthéon, au milieu d'un attroupement d'une cinquantaine de personnes.

«Une décision de justice n'a pas à être évoquée dans cette assemblée, d'abord parce qu'elle n'est pas définitive», est ensuite intervenu Dominique Tiberi, le fils du maire d'arrondissement, ironisant sur le fait que Lyne Cohen-Solal vienne «donner des leçons de morale alors qu'elle est poursuivie pour des faits qui, s'ils se révélaient vrais, sont extrêmement graves». «C'est de la diffamation !» s'est écriée l'intéressée. «Est-ce que vous pouvez pour une fois être moins excitée et vous calmer», a rétorqué Jean Tiberi à son opposante.