AUDIO. Après la tempête, comment se faire indemniser

Le Parisien
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La tempête qui a balayé samedi le sud-ouest de la France, baptisée «Klaus» par les services météorologiques allemands, a frappé plus fort en intensité que celle de 1999, selon Météo France. Aussi intense et même plus violente, elle s'est cependant concentrée sur trois régions en France. Les dégâts sont importants. «Nous n'avons pas encore de retour chiffré ni d'estimation des dégâts, indique Stéphane Penet, directeur des assurances dommages de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), qui regroupe 450 compagnies). Ca peut être très variable. On sera vraisemblablement au-dessous de la tempête de 1999, qui avait approché les 7 milliards d'euros pour les assureurs, mais au-dessus de celle d'Haumont, où les dommages se chiffraient à 70 millions. Pour le moment, on estime vraisemblablement le coût à plusieurs centaines de millions».
A destination des sinistrés qui ont déjà beaucoup à faire, Stéphane Penet nous livre le mode d'emploi pour ouvrir les démarches d'indemnisation. Ainsi, pour lancer les dossiers, le délai de 5 jours est-il ouvert depuis samedi matin. Le dimanche ne comptant pas, les assurés ont jusqu'u vendredi 30 janvier au plus tard pour alerter leur compagnie d'assurance. «Dans un premier temps, pas besoin d'être très précis, une approximation des dégâts suffit», assure Stéphane Penet.
Pour les voitures, c'est le contrat d'assurance auto qui joue à condition de contenir une garantie "dommages" (incendie, vol) et qui inclut obligatoirement une garantie tempête. Les véhicules au tiers ne seront pas garantis.
Les dégâts causés par le vent ne nécessitent pas que les communes aient déclenché la procédure d'état de catastrophe naturelle (les dégradations causées par le vent devraient représenter 80 à 90% des dégâts entraînés par Klaus). En revanche, pour ceux provoqués ensuite par les pluies, l'indemnisation est accélérée si la procédure est déclenchée.
Enfin, il conseille de protéger ce qui peut l'être en attendant le passage des experts. Sauf s'il faut une qualification particulière pour le faire. Pour les toitures, par exemple... si on chute la figure du toit en remettant une tuile, ce dommage-là risque de ne pas être indemnisé.

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