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    La bonne étoile d'Arman Méliès

    Le Parisien

    par Le Parisien

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    Belle trajectoire que celle d'Arman Méliès, étoile montante de la chanson française, apprécié et soutenu par Alain Bashung et Dominique A. Si cet auteur compositieur discret et sensible est aujourd'hui reconnu par ses pairs - composant deux titres sur le dernier album d'Alain Bashung, dont l'un sur des paroles de Joseph d'Anvers, joue en tournée avec Julien Doré dont il assure la moitié des permières parties - il reste peu connu du grand public. Avec son univers poétique et mélancolique, cet ancien pion, étudiant en géographie et qui se destinait à l'enseignement, est arrivé à la musique sur le tard. Il commence la guitare à 18 ans et pratique des années durant en dilettante une musique qui n'est encore qu'un loisir : "je ne m'autorisais pas le fait d'être chanteur, je n'avais pas l'impression que j'y avais ma place", explique-t-il. Et pourtant, il se jette dans le bain vers l'âge de 30 ans. Ce grand saut, il le fait sans réel déclic. "Cela s'est imposé à moi, tout simplement", confie-t-il. Pour bien marquer son nouvel état d'esprit, cette mutation, il prend un nom de scène : ce sera "Arman", son deuxième prénom, et "Méliès", en hommage au cinéaste français. C'est à la lecture d'une petite chronique sur son premier album parue dans Libération qu'Alain Bashung le contacte pour venir jouer avec lui. Arman l'accuueillera sur son deuxième album, "Les tortures volontaires" pour un duo. Seul en scène pendant longtemps, il s'entoure d'un groupe et multiplient les dates, aimant varier les plaisirs pour faire évoluer ses titres en live. S'il n'obtient pour l'instant qu'un succès d'estime, sa sélection pour le prix Constantin 2008 pour "Casino", son dernier album, pourrait lui donner la visibilité qui lui manquait.