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    C'est le nouveau prince du folk français

    Le Parisien

    par Le Parisien

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    CE KINN est un cas: bonnet baroudeur, cool attitude, cocktail folk façon petit frère français de John Butler, Ben Harper et Jack Johnson. On le verrait bien homme aux mille vies. Alexandre Kinn se prétend Monsieur Tout-le-Monde.« Il n'y a aucun exotisme dans mes racines, dans mon histoire. Je n'ai pas de vie vachement compliquée, je suis avec la même nana depuis onze ans. Et pour mes chansons, je puise chez les autres. » « Dans la tête d'un homme » serait donc le fruit de son imagination ou presque, y compris « Aude (emmène-moi) », petite bombe acoustique qui lui vaut un mini-tube sur plusieurs radios.

    « Chez moi, les artistes étaient plutôt considérés comme des parias »

    Mais qui est donc Kinn ? Alexandre Calmet pour l'état civil, 34 ans, issu d'une famille de paysans auvergnats chez qui l'on n'imaginait pas une seconde devenir chanteur. « J'ai eu une éducation vieille France. J'ai grandi près de Hyères (Var). Mon père est médecin, ma mère travaille aussi dans la santé. Chez moi, les artistes étaient plutôt considérés comme des parias. » Une rigidité qui a été fatale à l'un de ses oncles, peintre à ses heures, contraint et forcé à s'engager dans la marine, mort mystérieusement en mer. « Un traumatisme dans la famille. Il signait ses toiles Krinn. Moi j'ai juste enlevé le r. »

    La seule faille dans un parcours banal, où l'étudiant en histoire-géo a tenté sa chance à Paris, jouant longtemps dans les cafés. « C'était il y a huit ans, j'ai beaucoup tâtonné avant de trouver mon style. J'étais parti sur du reggage dans une langue imaginaire. Puis j'ai trouvé cette fusion hip-hop, folk et chanson. Le déclic fut Ben Harper, seul à la guitare. Je me disais comment cette simplicité pure parvient à émouvoir ? J'ai voulu arriver à cela. »

    Emmanuel Marolle