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    Super mâché ! (paroles Yannis Youlountas, musique Cyril Gontier)

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    EricPhilos

    par EricPhilos

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    Pour télécharger librement et gratuitement la chanson en MP3 (toutes utilisations) ou en WAVE (son optimum) :

    http://www.netoyens.info/index.php/contrib/04/08/2012/super-mache

    Chanson diffusée en dehors du circuit commercial et disponible en téléchargement gratuit, libre de droit et d'usage. Copies, diffusions, adaptations, transformations de la chanson, des paroles (ci-dessous) comme de la musique autorisées et encouragées.

    Yannis YOULOUNTAS (paroles) et Cyril GONTIER (musique)

    Guitare, chant : Cyril GONTIER - Contrebasse : Johan BOYER
    Recueil d'images et réalisation : BERCEAU D'UN AUTRE MONDE
    Merci aux deux Éric, à Maud, à Jacques l'éclaireur et à Pascal l'entremetteur...

    cyrilgontier(at)hotmail.fr

    SUPER MÂCHÉ !

    Ceinturée de béton et de bretelles grises,
    De ronds-points en boutons sur sa vieille chemise
    A carreaux d'un asphalte écrasé de voitures,
    Se dresse une cravate au-dessus des toitures.

    Le sigle de la firme a son propre drapeau
    Et tout ce qu'elle affirme est dans ses entrepôts :
    Son tronc décapité régurgit vers la ville
    Ses infinies dictées de réclames serviles.

    Sans visage, son nom ruisselle dans les crânes ;
    Et si l'esprit dit non, la bourse en filigrane
    Poursuit son adultère effréné dans ce ventre,
    Chaque soir d'inventaire où l'envie se fait chantre.

    Haro sur les caddies et la gorge de fer,
    Les barreaux-paradis roulent vers les affaires !
    Digérés dans la poche au manège incessant,
    Le client devient mioche et le chariot pensant.

    Tourne dans les rayons, butine les cagettes,
    Valse le papillon au milieu des gadgets,
    Tant de légèreté, d'enthousiasme et d'ardeur !
    Musique veloutée et blouses des vendeurs...

    Les cliniques besoins se creusent et se remplissent,
    Dans le champ magicien des articles supplices.
    "Qu'importent les crédits, affichent les parois,
    Dans mon antre ledit consommateur est roi !"

    Le temple du bonheur se poursuit dans la viande,
    Délice du flâneur, et les télécommandes,
    Vaisselle, tire-bouchons, soleils électriques,
    Lunaires baluchons dans la voûte gastrique.

    Enfin, le bout du monde et son sableux péage :
    Une caissière blonde offre son bleu rivage,
    Ses lèvres cinéma, à la foule anonyme
    Sortant de l'estomac en artifice ultime.

    Y.Y.