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    Tour de France 2012 - ÉTAPE.5 - Rouen->Saint-Quentin,196.5.km(12)

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    East Media

    par East Media

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    Révolution française et xixe siècle[modifier]

    Tramway à air comprimé Mékarski devant la gare vers 1906

    Vue de Saint-Quentin, avant les destructions de la Première Guerre mondiale. La rue d'Isle et la place du Huit-Octobre étaient alors desservis par un important réseau de tramways électriques
    Sous l'Empire, les difficultés d'exportation engendrent une récession économique. À la demande de la municipalité, Napoléon autorise l'arasement des fortifications, pour permettre à la ville de se développer hors de ses anciennes limites. En 1814-1815, Saint-Quentin est occupée par les Russes, sans dommage.
    Au xixe siècle, elle connaît un grand développement en devenant une ville industrielle prospère, grâce à des entrepreneurs sans cesse à l’affût des nouveautés techniques. Les productions sont diversifiées, mais la construction mécanique et surtout le textile l'emportent : les « articles de Saint-Quentin » sont alors bien connus.
    En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, la population repousse l'envahisseur le 8 octobre, mais la ville tombe lors de la deuxième offensive; néanmoins, cette action désespérée mais héroïque eut un retentissement national : Saint-Quentin fut décorée de la Légion d'honneur.
    En 1899, a lieu la mise en service des deux premières lignes de tramway avec automotrices à traction à air comprimé, système Popp-Conti, puis système Mékarski jusqu’en 1908. Des automotrices à traction électrique leur succèdent jusqu’au 26 mai 1956, date de la suppression des derniers tramways7 remplacés par des autobus.
    La Première Guerre mondiale lui porte un coup terrible. Dès septembre 1914, elle subit une dure occupation.
    À partir de 1916, elle se trouve au cœur de la zone de combat, car les Allemands l'ont intégrée dans la ligne Hindenburg. Après l'évacuation de la population en mars, la ville est systématiquement pillée et tout l'équipement industriel emporté ou détruit.
    Les combats finissent de la ruiner : 80 % des immeubles (dont la basilique) sont endommagés. François Flameng, peintre officiel de l'armée a immortalisé le martyre de la ville dans des croquis et dessins qui parurent dans la revue L'Illustration.
    Ce n'est qu'en 1919 que les premiers saint-quentinois franchiront à nouveau les portes de la ville.
    Durant la seconde guerre mondiale, la ville est occupée par les Allemands.
    Elle est libérée le 23 septembre 1944 par les troupes du général Patton.
    Malgré le soutien national, la reconstruction suite aux deux guerres mondiales est longue, et la ville peine à retrouver le dynamisme antérieur à 1914. Les chiffres de la population sont explicites : le niveau des 55 000 habitants atteint en 1911 n'est retrouvé qu'au milieu des années 1950, dans le contexte favorable des « Trente Glorieuses ». Le développement de la ville a repris, fondé sur la tradition industrielle textile et mécanique. Cette prospérité se poursuit jusqu'au milieu des années 1970, période où l'industrie textile française commence à souffrir de la concurrence des pays en voie de développement, notamment Tunisie et Turquie.
    Héraldique;
    Malte-Brun, dans la France illustrée (1882), rapporte deux blasonnements pour les armes traditionnelles de la ville de Saint-Quentin :
    « D'azur, à un buste de Saint-Quentin d'argent, accompagné de trois fleurs de lis d'or, deux en chef et une en pointe. »
    « De gueules, à un buste de Saint-Quentin d'argent, accompagné de trois fleurs de lis d'or, deux en chef et une en pointe. »
    Saint-Quentin et ses cantons
    La ville est chef-lieu de trois cantons :
    le canton de Saint-Quentin-Centre est formé d'une partie de Saint-Quentin (20 189 habitants) ;
    le canton de Saint-Quentin-Nord est formé d'une partie de Saint-Quentin et des communes de Essigny-le-Petit, Fieulaine, Fonsomme, Fontaine-Notre-Dame, Lesdins, Marcy, Morcourt, Omissy, Remaucourt et Rouvroy (25 830 habitants) ;
    le canton de Saint-Quentin-Sud est formé d'une partie de Saint-Quentin et des communes de Gauchy, Harly, Homblières, Mesnil-Saint-Laurent et Neuville-Saint-Amand (27 887 habitants).
    Évolution démographique
    D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Quentin compte 56 471 habitants (soit une diminution de 4 % par rapport à 1999). La commune occupe le 94e rang au niveau national, alors qu'elle était au 82e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 816 communes.
    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Quentin depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 67 243 habitants.