Jean-Marc Ayrault appelle à l'effort mais refuse l' "austérité"

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Jean-Marc Ayrault a prononcé mardi son premier discours de politique générale devant une Assemblée nationale comble et agitée. Le Premier ministre a défini ses priorités pour le quinquennat à venir : "la jeunesse, la sécurité et la justice". Il s'est voulu rassurant vis-à-vis des fonctionnaires en assurant qu'il n'y aurait pas de "tournant de la rigueur". Il leur a adressé un message de "respect" et de "confiance".

Jean-Marc Ayrault a dévoilé les premières mesures du gouvernement qui seront prises afin de respecter le programme de François Hollande : les 60 000 emplois dans l'éducation, les 150 000 emplois d'avenir, la réforme fiscale "à l'automne" et la suppression de l'exonération des heures supplémentaires "dans les entreprises de plus de 20 salariés" et le droit de vote des étrangers pour les élections municipales.

En revanche, les prévisions de croissance sont revues à la baisse : Jean-Marc Ayrault annonce 0.3% en 2012 et 1.2% en 2013 contre 0.4% et 1.7% attendus précédemment.

Tout au long de son discours, l'ancien président du groupe PS s'est placé en opposition à l'ancien gouvernement dont il a fustigé le bilan. Le Premier ministre a appelé à l'"effort" et à la solidarité de tous les Français mais a refusé le terme "austérité".

Pendant son discours long d'une heure et demie, un malaise est survenu sur les bancs de l'hémicycle. Le député PS Patrick Vignal, qui a pu se relever et quitter les lieux à l'aide d'une canne.

Enfin, Jean-Marc Ayrault a annoncé un grand plan immobilier avec les logements vacants de l’État; le mariage pour tous, une société "sobre et efficace" respectueuse de l'environnement. Les députés de l'opposition ont montré leur désaccord à plusieurs reprises en se faisant entendre dans l'hémicycle.

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