Aéroport Notre Dame des Landes, Sylvain Fresneau en garde à vue, Puis libéré

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Ce jeudi 21 juin, la Coordination des Opposants au projet d'aéroport appelait à un rassemblement à Notre-Dame-des-Landes à l'occasion du démarrage de cinq enquêtes publiques dont celle sur la loi sur l'eau. La zone impactée par le projet est à 98 % en zone humide.

Dès 3 heures du matin, quatorze tracteurs et cinquante militants ont bloqué les accès tout autour de la mairie ; une autre quinzaine de militants s'est installée sur les toits.
Vers 8 heures 30, deux-cent-cinquante personnes ont voulu rejoindre la mairie mais en ont été empêchées : tous les manifestants étaient tenus très à l'écart par un déploiement exorbitant de forces de l'ordre.
Les conducteurs de tracteurs ont été sortis de force de leur véhicules, des militants se sont fait traîner à terre avec une rare violence et des tracteurs ont subi des dégradations délibérées (portes éclatées).

Une manœuvre du tracteur de Sylvain Fresneau, président de l'Association de Défense des Exploitants Concernés par l'Aéroport (ADECA) a déclenché des jets nourris de gaz lacrymogènes et Sylvain a été mis en garde à vue. Il a été auditionné tout l'après midi à Châteaubriant, son tracteur et sa remorque ont été mis sous séquestre dans l'attente d'un éventuel jugement. Ce soir, trente militants sont rassemblés devant la gendarmerie de Châteaubriant . A 21 heures, Sylvain Fresneau, défendu par Maître Bouttin, était enfin libre.

Cette manifestation lors de l'ouverture de ces enquêtes publiques avait pour objectif d'obtenir leur report au motif qu'elles ont été délibérément organisées de manière précipitée pour limiter les contraintes pour AGO/Vinci, qui plus est en pleine période de travaux agricoles et de vacances et pour une durée scandaleusement courte (4 semaines et demie au lieu de 8 pour celle de 2006).

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