Les ornements aléatoires de Benjamin Buchloh, en écho à l'exposition Gerhard Richter

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Les abstractions numériques de Gerhard Richter.

Retrouvez l'exposition sur le site internet du Centre Pompidou :

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/685A3BA543D440FFC125795F0049FA85?OpenDocument&sessionM=2.2.1&L=1

4 commentaires

suite et fin des trois commentaires précédents (donc commencez à lire en bas) :

« Si l’on fait la somme des deux, Richter n’est pas un grand peintre, c’est un peintre moyen, avec de grandes qualités et de gros défauts, un peintre malheureusement trop esclave de son temps, mais qui aura marqué son temps par cet apport incontestable et non encore suffisamment admis : un peintre peut faire des tableaux différents les uns des autres sans être éclectique (ce qu’avait déjà montré les grands modernes : Picasso, Klee, Max Ernst pour ne citer qu’eux). Il aura su lutter mieux que quiconque, parmi sa génération, contre le mythe de la signature, cette marque de fabrique qui tue l’artiste et la peinture.

« Qu’en pensez-vous ? »
Par dm_505074ee8b6aa il y a 2 ans
suite de la suite du commentaire précédent :

Et je répondrais, moi, qu’il y a un bon et un mauvais Richter. Un Richter qui, précisément, n’est qu’un peintre d’avant-garde, avec son lot de pessimisme et d’intellectualisme, le mauvais richter, celui à qui l’on doit un très grand nombre de mauvais tableaux (voire « abjects » pour reprendre votre terme). Et un Richter qui, de temps en temps peint un tableau merveilleux, qui nous laisse sans voix, un tableau qui le dépasse lui-même, lui et ses propos oiseux, un tableau autant visuel que conceptuel, comme devrait être tout tableau. Le bon Richter.
Par dm_505074ee8b6aa il y a 2 ans
(suite du commentaire précédent)
en fin de conférence, elle échoue également (en partie).

« Je rêve d’une autre histoire de l’art, qui ne fasse certes pas l’impasse sur les « avant-gardes » mais qui en rejette l’absolu primat. Et qui fasse des grands artistes, de ceux qui nous touchent envers et contre tout, qui semblent investis d’un message personnel et actuel pour notre société (et non de ceux dont les œuvres ne sont après tout que des discours avec, accessoirement, un support visuel, ou du moins des œuvres qui fonctionnent uniquement comme des métaphores épistémologiques bien pratiques pour construire un discours), qui fasse des grands artistes, disais-je, ses principaux jalons. Une histoire de l’art avec des valeurs universelles (le beau, le bon, le vrai) et des valeurs relatives (selon l’époque, selon le lieu, selon l’œuvre d’art, selon l’artiste).

« Dès lors, en postulant une telle histoire de l’art, on peut se demander à nouveau si Richter est un grand peintre. Et je répondra
Par dm_505074ee8b6aa il y a 2 ans
Si j’avais été présent dans la salle, bien que profane, ignorant et piètre orateur, voici ce que j’aurais répondu ou demandé à ce brillant monsieur :

« Excusez-moi si je n’interviens pas dans le strict cadre de votre exposé – l’ornement aléatoire chez Richter – mais sur une question qui l’englobe, concerne le travail de Richter en général et réagit à votre « Gerhardt Richter est un grand peintre » que, un peu confus, vous lâchez finalement.

« Votre brillant exposé s’inscrit dans une histoire de l’art qui se superpose complètement à une histoire des avant-gardes. Telle proposition artistique vient en annuler une autre, aussitôt obsolète. Idéologie du nouveau à tout prix, érigé en critère universel, quitte à produire des œuvres affreuses ou ineptes, l’affreux et l’inepte devenant même garants de cette nouveauté recherchée. Et en tant que telle, cette histoire de l’art arrive (en partie) à construire un discours sur Richter, mais, on le voit au moment des interventions en fin de confére
Par dm_505074ee8b6aa il y a 2 ans