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    Palestro : histoires d'une embuscade- 2 -Raphaelle Branche

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    3 commentaires

    Harki Nantes
    Je cite :
    tomber nez-à-nez face à des harkis qui se faisaient passer pour des Moudjahidine. La hiérarchie nous avait mis en garde contre les méfaits de ces vendus dans d’autres quartiers de la ville et ailleurs.
    Ceux là avaient pour mission de s'introduire dans les foyers des PN à dessein de les égorger et faire croire que les ...Copier coller incohérant, ou, quand et comment? Quelle hierarchie? Qui es tu?? Propandiste F.L.N qui distille des mensonges sur la toile, sa posture victimaire, oust!! Du vent!
    Par Harki NantesEn septembre
    papa_deddine
    PARTIE : 2

    Mes nuits, hiver comme été, chaque jeune de quartier se devait de monter la garde sur le toit de nos maisons mauresques. Ce n’est que bien plus tard, que je mesurerai le rôle de nos inépuisables mamans qui participèrent à leur manière au devoir national. J'eus l’heureuse occasion, une certaine nuit, donc en plein couvre-feu, de tomber nez-à-nez face à des harkis qui se faisaient passer pour des Moudjahidine. La hiérarchie nous avait mis en garde contre les méfaits de ces vendus dans d’autres quartiers de la ville et ailleurs.
    Ceux là avaient pour mission de s'introduire dans les foyers des PN à dessein de les égorger et faire croire que les fellaghas sont à l'origine de la boucherie qu’ils allaient commettre. J'ai eu également, prés du marché de la ville, à alerter les passants, sur la présence d'une traction noire, conduite par un légionnaire blond aux yeux bleus. Le criminel démarrera aussitôt découvert, et sera arrêté à la sortie de la ville avec une voiture bourrée d'explosif.
    Je me contente de ce très peu aujourd'hui. Des souvenirs des plus magnifiques bien que la période était noyée de larmes et de sang mais, j'ai le sentiment d'avoir modestement accompli mon devoir au service de mon pays. Parfois même, j’estime que je n’ai rien fait par rapport à ceux qui étaient dans le maquis ou sous les tortures des monstres venus civiliser les indigènes que nous étions.
    Je ne me permettrais pas de conclure, sans rappeler ce que je ne cesse de rabâcher dans mes écrits, c’est que la Révolution Algérienne ne visait pas la France mais la France coloniale (la nuance est de taille), de même que la Révolution Algérienne ne visait aucunement les PN (certains y étaient incorporés) mais ce que je regrette profondément , c’est qu’ils ont été les dindons de la farce , trahis par des criminels extrémistes qui étaient beaucoup plus intéressés sur leur propre devenir. Ces assassins ont été les premiers à mettre les voiles laissant plus d’UN million de Pieds –Noirs livrés à eux-mêmes. A ceux-là, il avait été fait croire que le FLN les menaçait: la valise ou le cercueil. C’était leur astuce pour créer un tsunami humain vers les ports d’Alger et d’Oran pour mieux échapper aux barbouzes qui les recherchaient…à la loupe.
    Par papa_deddineIl y a 2 ans
    papa_deddine
    PARTIE :1
    Toute guerre n'est pas belle à décrire et, malheureusement, toute guerre ne se fait pas avec des gâteaux.
    Rappelez-vous que dans la nuit du 31 Octobre au 01 Novembre 1954 à minuit sonnante, 30 campements militaires coloniaux ont été attaqués sur l'immensité du territoire national, à la seconde prés, ce qui signifiait beaucoup de choses du point de vue synchronisation.. La prise décision faisait suite aux multiples démarches, par différentes voies diplomatiques, directes ou indirectes, entre le FLN et la France de l'époque. Démarches, faut-il le préciser, qui n'ont jamais reçu d'écho sinon le mépris et la sous estimation de la volonté populaire. Selon eux, nous étions tantôt la 5°roue de la charrette, tantôt –ridicules soient-ils - des Français à part entière.
    L’Algérien, selon eux, se devait de s’incliner malgré les exactions, les humiliations, les enfumades, les emmurements ...bref, toute la panoplie d’asservissements et la politique de terre brûlée, où, le chien de Mr. GASTON, le colon du village, avait une meilleure considération par rapport à l’autochtone.
    Il fallait prouver à l'adversaire que la liberté ne s'offre jamais mais elle s'arrache. Bien évidemment, la fin justifie les moyens et la meilleure arme était de semer la terreur, faire des éclats de sorte à ce que les médias coloniaux prennent le relais pour diffuser nos opérations militaires et, sans se rendre compte, nous faire la propagande bien que jamais en faveur des guérilléros.
    Je peux vous garantir que nos armes n'étaient jamais, au grand jamais, braqués vers les PN en civil, mais contre tous ceux qui avaient à charge de « tenter » de réduire au silence le soulèvement populaire. Tout uniforme adverse - quel qu'il soit- était sur notre ligne de mire.
    La révolution, au départ, s’était engagée à payer le prix nécessaire. Beaucoup plus, lors de la mise en place des lignes Maurice et Challe qui nécessitaient beaucoup plus d'accrochages et d'embuscades pour récupérer, sur l'adversaire, les moyens dont nous avions besoin : armes, munitions, matériel, tenues militaires etc.. C'est ainsi que la vitesse supérieure fut enclenchée alors que l'adversaire visait à asphyxier nos combattants avec la fermeture des frontières Est et Ouest.
    Le plus grand service rendu aux guérilléros (en plus de la fermeture des flancs Est et Ouest pour notre approvisionnement en tout genre) était – et les stratèges coloniaux n’y ont pas pensé- le retour de manivelle suite aux exactions multiformes infligées à un peuple sans défense. Et là, le retour de flammes, a vu un flux considérable de volontaires qui rejoignaient le maquis. Pour prouver, ce dont est capable le candidat au maquis, il se devait d'effectuer une opération armée : liquider un adversaire pour récupérer son arme, ou, déposer une bombe à l'endroit où cela fera beaucoup de mal. Ainsi la presse sera saisie et la révolution récoltera le fruit de la propagande coloniale.
    Autre chose : la radio clandestine ou TSF était une autre arme des plus magnifiques pour remonter le moral du peuple. Je me souviens, comme de ce jour, de : Mohamed Bouzidi et Aïssa Messaoudi qui émettaient toujours à partir de 20h sous le nez et la barbe des paras de Massu et Bigeard.
    La révolution Algérienne a été un moyen d'unir le peuple devenu tel un bloc de schiste qui ne s'effrite guère. Je me dois de souligner, et ceci est très important, puisque plusieurs évènements remontent en surface en écrivant ces lignes, bien que jeune à l'époque, le mot PEUR était inexistant dans notre lexique.
    Par papa_deddineIl y a 2 ans