Perchloroéthylène : la substitution a déjà débuté dans certains pressings

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Classé cancérigène probable par l'OMS depuis 1995, le tétrachloréthylène, composé organique liquide volatil de formule C2Cl4, reste pourtant utilisé comme solvant de nettoyage à sec dans plus de 90 % des pressings en France. Le "perchlo", diminutif de perchloroéthylène comme on l'appelle aussi, est en outre dangereux pour l'environnement. Dans l'eau, il est toxique pour les organismes aquatiques et perturbe le fonctionnement des stations d'épuration. Dans l'air, il intervient comme précurseur de la réaction photochimique qui produit de l'ozone troposphérique.

Interdiction progressive

C'est donc pour toutes ces raisons que, avec une certaine inertie, les ministères chargés de l'écologie et de la santé viennent finalement de rendre public les grandes lignes du projet d'arrêté ministériel qui vise à interdire entre 2014 et 2020, l'utilisation du perchloroéthylène dans les installations de nettoyage à sec.

5.000 pressings et autres professionnels du nettoyage vont devoir changer ou faire évoluer leurs matériels. Certains ont déjà commencé. Exemple avec ceux qui utilisent l'eau comme solvant associé à des produits détergents spécialement adaptés à cette utilisation, ou d'autres encore qui ont substitué le perchoroéthylène par du silicone liquide. A noter que l'Ineris et l'Anses ont été diligentés pour effectuer les recherches visant à s'assurer qu'avec ces produits de substitution, le remède n'était pas pire que le mal…

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