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Arnaud Zatman dévoile la manipulation de Didier Reynders pour légitimer le pouvoir de Kabila et condamne le silence de la presse Belge

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mkabuya

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Existe-t-il une démocratie à l’Occidentale et une démocratie à l’Africaine ? En tout cas la position ambiguë de l’Occident face aux élections chaotiques du 28 novembre en RDC surprend plus d’un observateur. Alors que tous les rapports des observateurs électoraux tant nationaux qu’internationaux, à l’instar du Centre Carter, sont unanimes sur le discrédit scandaleux des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 en RDC, les gouvernements occidentaux quant à eux, par ailleurs donneurs de leçons de démocratie aux Africains, s’illustrent par une passivité complice.
Il est attendu à Kinshasa en visite officielle du 26 au 28 mars 2012. Il, c’est M. Didier Reynders, ministre des affaires étrangères de la Belgique, par ailleurs ancienne puissance coloniale de la RD Congo.
Que vaut l’honneur de cette visite ? A l’ordre du jour figure des motifs essentiellement économiques : lancement d’une nouvelle compagnie aérienne belge "Korongo Airlines" du Groupe George Forrest International (GFI) et le financement à hauteur de 300 millions d’euros des projets de développement dans la province diamantifère du Kasaï Oriental, un des bastions de l’opposition congolaise qui se bat encore bec et ongles pour la restauration de la vérité des urnes.
Cette visite n’est pas unanimement perçue par la classe politique belge. C’est le cas du parti nationaliste flamand (N-VA) qui n’a pas hésité d’exprimer son incompréhension à la démarche du ministre des affaires étrangères, lui reprochant de légitimer ainsi le président Joseph Kabila, réélu à l’issue des élections contestées. Dans un communiqué, le député de la N-VA, M. Peter Luyckx et le Sénateur Karl Vanlouwe ont dénoncé que Didier Reynders “renoue avec une politique congolaise étrange basées sur des intérêts personnels et de la nostalgie”. Et d’ajouter que cette visite constitue "un affront au peuple congolais qui se bat pour la démocratie”.