Advertising Console

    Jacques Fouroux

    Repost
    Real Productions

    par Real Productions

    2
    2 879 vues
    2011. Eden Park d’Auckland. Le XV de France perd contre la Nouvelle-Zélande en finale de la septième Coupe du monde de rugby. Jacques Fouroux aurait fêté ses 64 ans et n’aurait manqué ce match pour rien au monde, lui qui fut l’emblématique joueur du Grand Chelem 1977, puis l’entraîneur de l’équipe de France lors de la première Coupe du monde. C’était en 1987, déjà en Nouvelle-Zélande. L’événement allait marquer pour le rugby le passage vers un nouveau monde, le professionnalisme.

    Surnommé le « petit caporal » en raison de son allant à mener son équipe, de son caractère bien trempé et de sa petite taille, Jacques Fouroux s’est battu pour imposer son style et mettre en place un rugby « compréhensible par tous et spectaculaire tout le temps », d’Auch à Auch, en passant par Cognac, La Voulte, l’équipe de France, le XIII même. « Conquête », « puissance », « impacts », « défense », ses maîtres mots et son style n’ont pas manqué de l’exposer à la critique.

    Raconter sa vie revient à cerner le destin tragique de ce Gascon visionnaire, tourmenté et querelleur, entouré d’une foison d’amis et d’encore plus d’ennemis. Décrié et blessé, il a fait front avec intelligence, se montrant magnifique et admirable, généreux et entier, à la manière d’un Cyrano de Bergerac : « Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas. N’importe : je me bats ! Je me bats ! Je me bats ! » Il cherchait sans fin le pouvoir et la gloire pour épancher une inextensible soif de reconnaissance. C’est pourtant oubliée de tous que cette figure charismatique a terminé ses jours, dans la solitude.