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    Couilles molles (compo)

    LE_GE

    par LE_GE

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    Texte en partie tiré d'un courrier de Mr Jomusic.__

    Lettre au vendéen

    Comment leur dire mon vendéen que la liberté sur cette terre
    Fait de nous des bons à rien si l’on ne sait pas comment on s’en sert
    Nous qui broutons paisiblement dans le pré de monsieur Durand
    Attendant la boucherie fatalement pendant qu’il devient président
    Quelle intelligence sort du lot, quel insoumis, quel révolté
    Aura le courage et le culot de faire de nous des insurgés
    Quelle Marianne nous mènera les deux seins nus vers la victoire
    Nos barricades et étendards contre leurs promesses et bobards
    Soixante huit est déjà noyé dans le flot des reality-shows
    Les idées de révolte broyées dans le treize heures de Pernod
    Plus on se fout de notre gueule et toujours plus on en redemande
    Nous, merdes dépendantes du pétrole, sans aucune valeur marchande
    On ne s’intéresse finalement qu’à ce qui n’a pas vraiment d’intérêt
    En ne pensant longuement qu’à soi sans jamais vouloir se mouiller
    Couilles molles que nous sommes, des trouillards, des crève la faim
    Rien ne va mais on fait comme, on ferait semblant d’aller bien
    Il n’y a plus d’auto critique on ne voit que le bout de son nez
    Nous devenons tous des hystériques qui se laissent trop embobiner
    Hypnotisés par les paroles de ceux qui veulent se faire élire
    Nous en sommes crédules et drôles, eux ils nous fourrent et c’est peu dire
    Nous avons besoin de meneurs de ceux qui nous mènent en bateau
    A travers eux c’est nos erreurs qu’on s’arrache de nos peaux
    Car les politiques finalement nous font déculpabiliser c’est sûr
    C’est nos psys intermittents qu’on élit en traitant d’ordures
    On nous dit ce qu’on veut entendre et finalement on se la ferme
    On achète ce qu’on veut nous vendre en s’endettant sur le long terme
    On a les débits technologiques connectés au très cher Big-Brother
    Mais on ne sait pas c’est pathétique que le voisin est mort hier
    Car plus nous avons les moyens de parler finalement moins on communique
    On crie aux armes citoyens uniquement à travers des clics
    Il ne nous manque que le courage d’être honnêtes et révoltés
    Bien que quelques fois on enrage mais en étant vite brimés
    Depuis que le monde est moderne ne court-il pas à sa déchéance
    Ce pauvre con dans sa caverne pensait-il vraiment avoir sa chance
    En ignorant tous les mensonges de ce monde en évolution
    Aurait-il aperçu en songe qu’on le prendrait pour un couillon
    Dis moi toi qui as traîné ta bosse des Vosges jusqu’en Vendée
    Toi qui ne crois pas que les carrosses naissent des citrouilles enchantées
    Comment se fait il que l’on sombre chaque journée un peu plus
    Si nos grands-pères sortaient de leur tombe nous mettraient-ils le pied au cul
    Je te dis ça mon Vendéen mais je ne suis qu’un simple ouvrier
    Qui a compris que pour aller bien il me suffit de la fermer
    Car comme les autres je suis soumis mais j’ai le courage d’écrire
    Mes coups de coeur, et tous mes cris, ma solution pour ne pas mourir
    Comme toi je crois que la liberté ne se gagne pas mais se prend
    A coups de fourche bien affûtée dans le derrière des puissants
    Car tous les textes du monde n’exprimeront jamais ma rage
    Dans ce Babel qui s’effondre pendant qu’on en tourne les pages
    Dis moi alors mon Vendéen reviendras-tu dans cet Allier
    Aurons nous encore le temps de boire un coup et de chanter
    Oublierons nous l’espace d’une merveille ce monde qui part en lambeaux
    Rechanterons nous la mouche Mireille pour l’anniversaire du marmot ?