Fait-il en finir avec l’assistanat ?

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« L’assistanat est le cancer de la société française » : les propos de Laurent Wauqiez, le 8 mai dernier, ont fait tousser jusqu’au président de la République qui, lors du conseil des ministres suivant, a suggéré à chacun « de rester dans son secteur ». Ce qui n’a pas empêché le ministre des Affaires européennes d’enfoncer le clou et d’annoncer que son groupe, la Droite sociale, déposerait une proposition de loi pour contraindre les bénéficiaires du RSA à assumer cinq heures hebdomadaires de « service social ». Mesure qui recueillerait un large assentiment de l’opinion publique à en croire un sondage du Figaro du 12 mai. Dans la foulée, d’autres signaux de stigmatisation de « l’assistanat » ont été donnés par le rapport du député UMP Dominique Tian sur les fraudes sociales et par leur interprétation univoque - l’opposition a d’ailleurs objecté que la fraude aux prélèvements, d’origine patronale, était nettement supérieure à celle aux prestations… Et la demande d’un fichier unique des allocataires par le ministre des Transports, Thierry Mariani, relayé par Xavier Bertrand, son collègue du Travail, a renforcé le sentiment de suspicion généralisée.
Avec Caroline Cayeux, maire UMP de Beauvais, conseillère régionale Picardie,
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, conseiller régional Ile-de-France
Nicole Maestracci, présidente de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars)
Interview : Hélène Delmotte et Catherine Maisonneuve / Image : Jean-Michel Bussière et Jacques Paquier

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