anso pop

par anso pop

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Le film A bè don kè reconstitue à travers la mémoire de ceux qui y ont assisté, un spectacle de danse contemporaine donné au Centre Culturel Français de Bamako le 4 juin 2010 par une chorégraphe française, Barbara Sarreau. Gotha, Sidi, Alioune Bâ, Ismael Samba Traoré, Karamouko, Maîmouna Diarra, Mohamed Coulibaly, Shanata Koné, tous africains et habitants de Bamako, apprentis danseurs, garagiste, photographe, écrivain, mère au foyer, gérant de bar, n’ont pour la plupart jamais vu de spectacle de danse contemporaine (la danse des blancs).
Qu'ont-ils vu ? De quoi se souviennent-ils ? Quel impact ce spectacle a eu sur eux ?
Mon intention est non seulement de restituer la perception de cette pièce par des spectateurs africains n’ayant jamais vu de danse contemporaine, mais aussi de chercher ce que peut révéler d’un point de vue culturel le caractère partiel, ou partial, de l’inscription mémorielle de l’oeuvre du point de vue du spectateur : “Par là nous toucherions peut-être au point le plus vif et le plus évanescent , le plus réel et le plus fantomatique, de ce qui peut se nommer “survie” quand à l’oeuvre chorégraphique. En une forme de transcendance extrême, l’oeuvre s’identifierait à l’ensemble des souvenirs (multiples, hétérogènes et lacunaires) de son événement”. (Frédéric Pouillaude – Le désoeuvrement chorégraphique – Étude sur la notion d’oeuvre en danse. (VRIN)

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