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    Qu’est-ce qu’un péché mortel ?

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    Collège des Bernardins

    par Collège des Bernardins

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    Jeudi théologie du 24 mars 2011 au Collège des Bernardins

    « Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, les idolâtres, les adultères, ni les dépravés et les sodomites, ni les voleurs et les profiteurs, ni les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, aucun de ceux-là ne recevra le royaume de Dieu en héritage. » (1Co. 9-10)
    Aujourd’hui, entendant ce texte et d’autres (voir encore Gal. 5, 19-21, Ap. 21, 8), beaucoup diront : ce n’est pas évangélique ! Au contraire, de telles mises en garde reviennent souvent dans le Nouveau Testament. Elles montrent combien il est erroné d’opposer le Dieu « vengeur » de l’Ancien Testament au Dieu « tolérant » ou « gentil » de Jésus Christ, qui passerait l’éponge sur nos péchés parce qu’Il nous aime.
    Cependant, après avoir énuméré ces péchés mortels, Paul poursuit : « Voilà ce qu’étaient certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous êtes devenus des justes, au nom du Seigneur Jésus Christ et par l’Esprit de notre Dieu. » (1Co. 11)
    On verra ainsi ce qui distingue clairement saint Paul d’un Savonarole et ce qui sépare, à sa racine, le monde sauvé par l’amour divin d’un monde théocratique fatalement doté d’une police religieuse. En comprenant la nature de notre liberté, on comprendra mieux l’exigeant appel auquel Dieu requiert inlassablement chacun d’entre nous.

    Par le père Jacques de Longeaux