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    Ça Vous Regarde - Le débat : Foulard islamique : un danger pour la République ?

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    LCP

    par LCP

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    Quelques années après d’importants débats sur le port du voile à l’école, cela semble repartir de plus bel pour un autre type d’établissement : les crèches. Le lundi 9 novembre s’ouvre en effet le procès qui oppose la fondatrice de l’association « Baby Loup » à une de ses ex-salariées, licenciée en 2009 pour avoir porté le voile sur son lieu de travail. Cette crèche est un établissement à une mission duale, puisqu’à la garde d’enfant s’ajoute la formation au métier d’éducatrice.



    Cette affaire commence en décembre 2008, lorsqu’une employée de Baby Loup exige de porter le hijab après s’en être dispensé pendant dix ans. Invoquant le règlement intérieur, la directrice de l’établissement s’y oppose fermement et décide de licencier Fatima quelques mois plus tard. S’estimant victime de discrimination, celle-ci décide de porter l’affaire devant les tribunaux et de saisir la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). Dans un rapport de mars 2010, cette dernière donne raison à Fatima au motif qu’on ne saurait, dans un lieu privé, « prévoir une interdiction générale et absolue à la liberté religieuse. »



    La position de la directrice de Baby Loup a ainsi été déboutée par la Halde. Dans le remous médiatique provoqué par cette affaire, les associations de défense de la laïcité sont montées au créneau pour défendre un principe républicain qu’elles estiment entamé. Alors, faut-il interdire le port du voile islamique dans un établissement certes privé mais dont la mission principale est l’encadrement des enfants ? Allons-nous assister à une translation de la définition du champ d’application de la loi de 2004 – portant interdiction du voile islamique à l’école – d’un critère organique à un critère matériel ?



    avec :

    + Nicole Ameline, députée UMP du Calvados

    + François Pupponi, député PS du Val-d’Oise

    + Caroline Fourest, journaliste et essayiste

    + Mahmoud Doua, imam, anthropologue, membre de l’UOIF