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    Nantes, 23 septembre 2010 : Comment rire dans une manif ?

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    Thierry Kruger

    par Thierry Kruger

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    23 septembre 2010, Nantes, entre 14h30 et 18h, je remonte le fil de la manif depuis l'importante délégation de la CGT, prise vers le château, passant par FO, CFDT, Sud, Solidaire, CFTC, jusqu'à la banderolle tenue en commun par toutes les formations du centre / centre-gauche et de gauche. C'est la seconde manif, la première totalisait environ 60000 manifestants, selon les syndicats. Nous sommes un poil moins nombreux, mais certains secteurs du privés sont mieux représentés.

    Ce premier volet se veux une sorte d'opéra, où je demande 'quel est le plus beau mot que vous connaissez ? L'important est de mettre à l'aise, par le rire ou le poil à gratter de la dialectique, de se parler, de faire ressortir à la caméra la conscientisation plus ou moins avancée des manifestants : elle est un poil plus encore à gauche que l'année dernière. A côté, humeurs, imaginations des manifestants, joint à l'art du montage, un mix de son évoquant l'état policier actuel et les premiers mouvements de la 7ème symphonie de Beethoven, vous feront passer un bon moment. Mais ne jamais oublier : l'Homme qui lutte c'est l'Homme debout, pas dans son fauteuil, devant un ordi ou une télé, mais pas nécessairement dans de telles journées d'action : car qu'avons nous obtenu comme victoire depuis 2006 ? Depuis le retrait du CPE de Dominique De Villepin ? Des nèfles. GRE-VE GE-NE-RA-LE ILLIMITEE !

    Je croyais n'avoir plus rien à trouver dans une kermesse syndicale par trop timorée et une grève générale qui ne vient pas, or il y manifestement de belles images encore à faire ! Un conseil collègues militants : NE RESTEZ PAS avec votre délégation, sinon vous aurez un film chiant. Voyagez, soyez pluriels, gardez vos convictions, mais allez vers l'autre !

    Le 23 janvier 2010 est née à Villeneuve sur Lot une monnaie locale, l'Abeille. Une manifestante l'évoque et le dernier numéro du Sarkophage en parle avec d'autres expériences de ce type, comme d'une alternative au capitalisme.