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    "Poil de carotte"

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    Marcélino Rivière

    par Marcélino Rivière

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    Poil de carotte :
    « Enfant dont tout le monde a oublié le nom de baptême, vit au rythme des mauvais traitements que lui infligent sa terrible mère, Madame LEPIC, son père, le silencieux monsieur LEPIC, sa grande sœur Ernestine et son grand frère Félix. » En de courtes scènes discontinues, Jules Renard peint, avec une ironie qui interdit l’apitoiement, un Poil de carotte devenu calculateur à force de craindre coups et vexations. On le force à achever le gibier ramené de la chasse avant de s’offusquer de sa cruauté Ce récit puise dans les propres souvenirs cuisants de l’auteur, comme l’attestent de multiples notations de son Journal (1887-1910). Son humour grinçant, sa finesse psychologique, son sens du détail réaliste s’incarnent dans des phrases ciselées, nettes, qui visent à l’essentiel.

    Après avoir envisagé d’écrire à partir du récit une pièce de théâtre en deux actes, puis en cinq, Jules Renard opte aussi à la scène pour la forme brève, c’est-à-dire l’acte unique. Il y adoucit le paysage familial et campe l’enfant devenu adolescent dans un lieu unique, la cour de la maison, pour une « action » unique.
    L’adaptation :
    Tout le monde a plus ou moins une image stéréotypée de Poil de Carotte, ce personnage roux, sale, mal élevé, insolent et vicieux. « Le vilain petit canard » qui fait honte sa famille. Désavantagé par la nature, il doit forcément subir les vexations et cela, il ne peut y répondre que par des attitudes et des réactions surprenantes et déconcertantes Attitudes qui amènent automatiquement à la formule « Action-réaction » Formule jamais respectée par MME LEPIC