Message Asgard, épisode 6

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Dans sa préface au livre de Michael Benson, A l'infini, Clarke suggérait à nouveau l'idée que les sondes robotisées actuelles n'étaient peut-être que les ancêtres de futures consciences artificielles au-delà de l'humanité. De la même manière que quelques poissons pulmonés se sont aventurés en dehors de la mer primitive avant que leurs descendants à quatre pattes n'aillent plus loin, la prochaine génération de robot suggérée par Wolfgang Fink pourrait être l'ancêtre du prochain stade d'évolution de l'intelligence dans le cosmos, destinée à se répendre à l'échelle non plus d'une planète mais d'une galaxie...
concevoir des robots capables de dialoguer entre eux pour prendre des décisions et réaliser des séries d'opérations complexes.

Pour Fink, nous sommes vraiment au seuil d'une révolution majeure dans la façon de concevoir l'exploration du système solaire et il faut s'attendre à voir une prochaine génération de robots en action qui ne ressembleront à rien à ce que l'on connaît aujourd'hui. Ces déclarations évoquent l'ordinateur Hall 9000 du roman d'Arthur Clarke, 2001 l'Odyssée de l'espace. Cet ordinateur équipant le vaisseau Discovery qui pouvait se charger seul de l'exploration de Saturne.
Les mouvements des rovers sur le sol martien sont déjà coordonnés avec les observations en orbite de sonde comme MRO mais cela se fait avec une intervention humaine. La vitesse de la propagation des signaux radios étant finie, les robots doivent attendre les instructions des ingénieurs terriens. Ce délai finit par devenir handicapant lorsqu'il s'agit d'explorer des mondes aux confins du système solaire comme les lunes de Jupiter ou de Saturne. Le délai entre la réception d'une image sur Terre et celle de l'instruction par le robot sur place dépasse alors deux heures.

La tâche des informaticiens et des spécialistes en robotique est donc double si l'on veut pallier l'inconvénient d'une absence de présence humaine au voisinage des corps célestes à étudier. Il faut d'abord qu'ils conçoivent des programmes d'intelligence artificielle qui permettront aux robots de prendre des décisions sur place comme le ferait un astronaute. Ensuite, ils doivent
Lui et ses collègues travaillent en effet sur des logiciels qui permettraient à des robots d'exploration de prendre des décisions en l'absence de l'homme mais aussi de se coordonner pour explorer plus efficacement les phénomènes à la surface de corps céleste comme Europe, Io, Mars et surtout Titan.

L'idée est de coupler un module en orbite, des rovers au sol et, lorsque l'atmosphère le permet, des ballons robotisés. Ainsi, lorsque qu'une sonde en orbite détecterait par exemple une activité inhabituelle à la surface d'une planète, comme un cryovolcan sur Titan ou même, pourquoi pas, une éruption volcanique sur Mars, elle enverrait un message à un rover sur le sol ou à un ballon pour lui demander de se rendre le plus rapidement possible sur place.
En ces premières années du XXIième siècle, on ne s'étonne presque plus des performances des rovers martiens Spirit et Opportunity. La mission Cassini et les images spectaculaires de la surface de Titan que nous a livrées le module Huygens sont elles aussi passées à l'arrière-plan. Mais le plus beau est encore à venir si l'on en croit Wolfgang Fink, actuellement en visite au célèbre California Institute of Technology à Pasadena
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