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    Marie-Céline et Firmin Viry, défenseurs du maloya

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    Aujourd'hui musique « tendance », énième label commercial, le maloya est, à l’origine, l’expression de la résistance des esclaves importés du Mozambique et de Madagascar. Il est la partie profane, le temps de la danse, après le rituel sacré, kabaré, ou culte des ancêtres. Les autorités françaises considèrent comme dangereuses, révolutionnaires, ces assemblées de village où se prennent les décisions politiques et sociales. Ce style musical est interdit par un décret en 1948.
    Planteur comme son père, Firmin Viry est issu d’une longue lignée de maloyistes, et sa femme, Marie-Céline, est la fille d'Henri Lagarrigue, un maître du maloya. En 1959, bravant l'interdiction des autorités françaises, ils donnent leur premier kabar.
    C’est l’époque où se crée le parti communiste réunionnais, et Firmin Viry s’y engage, au nom de la défense de la culture populaire. Pendant 15 ans, il joue le maloya dans la clandestinité et ce n’est qu’en 1976 qu’il peut enregistrer son premier disque. En 1981, le maloya sera officiellement autorisé. Malgré la décomposition du Parti communiste réunionnais, à la botte de la métropole comme la plupart des élites politiques locales, Firmin Viry continue toujours à composer et à organiser des kabar, dans le cadre de son association familiale « Best maloya ».
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