Advertising Console

    ITW /// de Paulusi Kcreascence sur l' assassinat de Chebeya

    Repost
    661 vues
    Meurtre Chebeya en RDC

    Le 2 juin, le jour où M. Chebeya a été découvert mort à l'arrière de sa voiture, mains liées dans le dos, pantalon et sous-vêtement baissés aux genoux, le général Jean de Dieu Oleko, inspecteur provincial de la police de Kinshasa, avait déclaré que la victime était "apparemment sans trace visible de violence".

    Mais les résultats préliminaires de l'autopsie, réalisée vendredi par des légistes néerlandais, ont indiqué que l'usage de la violence n'était pas exclue dans la mort de M. Chebeya, dont la cause "n'est encore établie de façon certaine".

    Le général Oleko a eu "tendance à brouiller les pistes", a indiqué à l'AFP la source proche de l'enquête.

    Peu après la découverte du corps de M. Chebeya, des sources policières avaient précisé que des préservatifs avaient été retrouvés dans la voiture, ainsi que des mèches de cheveux de femme.

    Des ONG locales des droits de l'Homme avaient immédiatement dénoncé un "montage grossier" en évoquant un "assassinat ignoble".

    Un militant de l'ONG la Voix des Sans-voix (VSV), que présidait M. Chebeya, avait pu voir son corps à la morgue et constaté qu'il y avait "du sang sur la bouche, le nez et les oreilles, et un gonflement au niveau du front et du cou".

    Dans le cadre de l'enquête, l'inspecteur général de la police, le général John Numbi, a été suspendu à titre conservatoire, comme d'autres officiers de police, dont ni le nombre, ni les grades n'ont été précisés jusque-là.

    Floribert Chebeya et son chauffeur, dont le corps n'a pas été retrouvé, ont disparu le 1er juin après s'être rendus à l'inspection générale de la police. Le président de la VSV y avait un rendez-vous, qui n'a pas eu lieu, avec le général Numbi.

    Les obsèques de M. Chebeya sont prévues à Kinshasa le 30 juin, jour du Cinquantenaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge.