Face B

Le Palais de Tokyo
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A 19h30 : Face b, revue d’architecture invite Felix Burricher (architecte et fondateur de Pin up, New York), Cédric Libert (architecte à l'agence Anorak en Belgique) et Philippe Morel (architecte et cofondateur de l’agence EZCT Architecture & Design Research) à l'occasion de la parution de son troisième numéro. Lorsqu’il construit la villa Schwob en 1919, Le Corbusier y ajoute une pergola. Elle marque l’entrée de cette maison, manifeste de jeunesse, qui annonce déjà les convictions modernes de l’architecte. Lors de la publication des images de la villa dans la revue L’Esprit Nouveau, cette pergola a disparu, effacée des photos. Cette anecdote marque l’entrée d’une modernité embarrassée d’un certain héritage vernaculaire et sanctionne près d’un siècle avant la naissance de Photoshop© un rapport ambigu à l’image de projet.
Au cours du 20e siècle, les circuits de publications s’étant largement développés, l’image de projet est devenue un enjeu central des stratégies de communications des architectes. La décennie qui vient de s’écouler a vu s’établir un véritable star-système architectural international et conjointement une primauté de l’image au détriment des autres formes de représentation du projet (plan, maquette, esquisses, diagrammes). Finalité de la forme, finalité de la signature en tant que telle, cette architecture rutilante et tapageuse est fille dégénérée de la pergola de Le Corbusier.
Au-delà de la réaction d’une génération par rapport à la précédente, la table ronde tente de faire le bilan provisoire de ce moment architectural et d’en dessiner des alternatives.
Si “Pergola fait l'hypothèse d'une modernité hantée”, la table ronde discutera de la face cachée de ce moment architectural qui comme l’annonce Charles Jencks est “moitié moderne, moitié quelque chose d’autre”.

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