Je m'appelle de Stéphane Elmadjian

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LARDUX FILMS
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Un des plus beaux films de Stéphane, en tout cas celui qui a eu le plus de reconnaissance. C’est le film le plus primé de toute l’histoire de Lardux films !!!
Adapté d’un texte de Enzo Corman, écrit pour le théâtre, et d’une réalisation radio de Blandine Masson avec Feodor Atkine, le film nous soulève et nous transmet la colère, la haute tension, la rage des personnages. Une baffe !
“Mon père disait que la liberté n’a pas de prix…Il se trompait….Non seulement tu la payes au prix fort, mais en plus elle n’existe que pour ceux qui te la vendent.”

Note d’intentions :
J’ai entendu ce texte pour la première fois sur France Culture, grâce à une amie qui en avait réalisé l’adaptation. J’ai ressenti instinctivement l’importance que ces paroles avaient pour moi. Un sentiment de colère sourde et enfouie s’était mis à résonner. Colère sourde en chacun de nous, fils et petits-fils d’émigrés, d’exclus et d’opprimés, véritables « héros » de ce siècle, oubliés par la société moderne et son Histoire. Il me parut évident que ce texte devait être entendu. Et à travers une adaptation filmique, je pouvais affirmer moi-même ce qu’Enzo Cormann avait écrit.
J’ai choisi pour adapter le procédé dramaturgique de l’écrivain, de conserver le texte tel quel, interprété par une seule voix, toujours off, tandis que plusieurs portraits d’hommes différents se succèdent à l’image, et de préserver le sentiment de confusion des divers personnages et de leur histoire.
Des images d’archives apparaissent au cours du film, destinées à représenter la mémoire de ses hommes et nous ramener à notre mémoire collective.
Le spectateur est peu à peu gagné par le sentiment d’une sorte d’universalité de cette oppression, qui se répète à travers le temps, voire se transmet de générations en générations pour se conclure par la colère de la dernière génération pour qui la liberté et la vie ne peuvent plus avoir de sens.
Stéphane Elmadjian

4 commentaires

POUR STEPHANE:
je suis sure d'avoir connu votre maman,madeleine elmadjian: a paris, a l'ecole communale de jeunes filles de la rue buffault, dans les annees 54, 55, 56. j'ai une photo de classe de 55. et la petite madeleine est assise au premier rang...Contactez-moi si vous desirez cette photo!
Par irene sclavenitis en janvier
On comprend pourquoi il a tant était primé !
Par J-E-V il y a 3 ans
En effet, une baffe. Le ton monotone et grave du narrateur, le silence, des plans statiques... Tout s'accorde pour transmettre la colère des personnages.
Par anneso rmss il y a 4 ans
... mmm, moi je me sens un peu exclue de cette révolte... et les damnées de la terre, alors?
Par Marie Paccou il y a 5 ans