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    Le petit homme de Romuald Weber

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    LARDUX FILMS

    par LARDUX FILMS

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    Le troisième film de Romuald WEBER sans doute le plus achevé, l’interprétation par des non professionnels donne une authentiticté au film. Dans la continuité de ses films précédents, une quête impossible d’un étât de nature lié à la montagne. .

    Plongé au coeur de ses pensées, le petit homme nous raconte, à travers ses sanglots, son amour éternel.

    Extrait de la note d’intention du réalisateur

    Originaire d’une petite ville de basse montagne dans les Vosges, j’ai grandi entouré de copains de divers milieux. Patrick, mon ami du col de Bussang, venait tous les matins de là-haut pour aller à l’école. Il vivait toute l’année retranché avec sa famille dans une petite ferme. Presque deux heures de marche avant d’atteindre l’arrêt de bus, une heure de trajet jusqu’à l’école et le même exercice pour rentrer chez lui le soir.

    Le week end, nous allions chez lui pour réviser nos leçons et donner un coup de main à la ferme. Dans cette grande maison, outre les bêtes, y vivaient plusieurs générations. Les grands parents, les parents, les oncles, les cousins..., tous se ressemblaient étrangement. Certains, atteints par la consanguinité (je l’ai compris plus tard), avaient des déformations physiques, des visages étranges et ne semblaient pas avoir un QI très élevé. Mais de manière générale, ils étaient sages, calmes et gentils. La violence de leurs gestes, leur force, ne s’exprimaient que dans les taches quotidiennes comme la coupe du bois, le soin des bêtes et les divers travaux de ferme.

    Cette famille, ces hommes et ces femmes m’ont marqué. Leurs gestes, leurs regards et leurs attitudes lorsqu’ils partageaient le repas ne sont jamais sortis de ma mémoire.

    « Le petit homme », ce « huis-clos » dans lequel les valeurs fortes sont le travail et le groupe, permet de montrer au mieux les aspects excessifs de cette vie en communauté fermée.

    Romuald WEBER