Césaire, le fil et la trame par Buata Malela

Les Amis d'Anibwé

par Les Amis d'Anibwé

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Comme une gifle sur nos visages absents, le verbe d’Aimé Césaire claque sur nos consciences et demeure, alors que l’homme s’en est déjà allé depuis le 17 avril 2008. Sa disparition aura suscité de nombreuses réactions dans le monde entier, mais ce repos définitif le rend plus vivant que jamais tant il a créé un désir de poésie ; ce même repos le redimensionne tant sa pensée impertinente attise la résistance, l’exploration de soi, de l’autre et du monde. Et si notre intervention rejoint le vaste concert d’hommage auquel il a droit, elle est aussi l’occasion d’examiner la position littéraire, philosophique et politique d’Aimé Césaire dans l’univers intellectuel de la diaspora afro-antillaise entre 1950 et 1970. Pour ce faire, Buata B. Malela se propose d’étudier la relation qu’entretient Aimé Césaire avec les autres producteurs littéraires à partir d’une analyse des expériences concrètes dans leur production culturelle respective. L’auteur se demande également si, chez Césaire, les rapports de proximité avec soi-même et l’altérité passent par une déconstruction de l’épistémologie héritée de l’aliénation incarnée par des figures de proximité comme Toussaint Louverture, le roi Christophe, Lumumba, etc. ? Et quel est le statut de ces figurations dans le discours césairien ?