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    Tambours sacrés de la Réunion

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    Philharmonie de Paris

    par Philharmonie de Paris

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    Tous les tambours malbar sont réunis ici pour reproduire les grands rituels
    sacrés de la Réunion.

    On appelle malbar, en créole, les descendants des Tamouls qui, après l’abolition de l’esclavage, quittèrent l’Inde pour La Réunion, afin d’y travailler dans des plantations où on leur imposait une forme de salariat contraint (connue sous le nom d’« engagisme »). Le répertoire de cette ethnie est caractérisé par son usage exclusif de différents tambours.

    Le plus répandu, le tapou, est un tambour sur cadre circulaire doté d’une membrane, tenu à l’épaule par une courroie et frappé avec deux baguettes. Ce tambour provient directement du sud de l’Inde, où un tambour similaire, le tappu, est encore aujourd’hui intégré aux rituels villageois.

    Aux côtés de ces ensembles de tapou, on trouve parfois le morlon, tambour cylindrique à deux membranes, frappé par un bâton dans la main droite et à main nue sur sa face gauche. Ainsi que le sati, tambour sur cuvette qui donne une couleur musicale particulière à l’accompagnement des cérémonies consistant à marcher dans le feu, pour lesquelles l’officiant principal se sert quant à lui d’un tambour à boules fouettantes en forme de sablier, appelé « bobine » ou encore ulké.