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    RONDO d'Olivier Van Malderghem

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    Cinergie Cinergie.be

    par Cinergie Cinergie.be

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    C. : Vous n'êtes pas juif, mais vous faites un film sur la Shoah, vous n'êtes pas croyant, mais vous accusez Dieu de méchanceté. Ne craignez-vous pas les foudres des communautés religieuses ?
    O. v. M. : Je n'ai pas fait un film irréligieux. J'ai créé une fiction comme un antidote face à un réel terrible et abominable. Enfant, à l'école primaire, j'avais une institutrice, qui était aussi directrice de l’école. Elle était juive. Dans ma famille, on était cinq enfants, et mes parents avaient tendance à me laisser vivre. Comme cette dame n'avait pas d'enfants, il y a eu une espèce d'adoption mutuelle. On a eu un rapport très fort : elle m'a initié à l'Ancien Testament et à l'histoire d'Anne Franck. Ça m'a fasciné. Je me suis senti plus proche de sa « tribu » que de la mienne. Elle m'avait raconté l'histoire d'Anne Franck et quand on est enfant, cette histoire nous fait souffrir, parce qu'Anne Franck est une enfant qu'on veut sauver. C'était une grande conteuse. Elle racontait aussi l'Ancien Testament et la mythologie grecque.
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