Serge Halimi : une dette providentielle

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Entretien de Serge Halimi, directeur du Monde diplomatique, avec François Ruffin.
Voir aussi l'édito de Serge Halimi paru dans le Monde diplomatique de décembre 2009.

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Cette dette c'est le prix de la dérégulation du système économique commencé par des économistes darwinistes sevrés par l’école de Chicago et le Mont Pèlerin puis prolongé par les politiques toutes tendances confondues. Dérégulation c'est-à-dire contrôle de l'argent par des institutions privés. Ce n'est pas seulement un hold-up au sens économique et financier c'est aussi, et c'est le plus grave, le transfert de la souveraineté. Aujourd'hui les gouvernants ce sont les détenteurs de l'argent. La preuve ? La BCE, la banque mondiale, le FMI, l’OMC… ils mènent le bal en définissant les nouvelles règlent de la démocratie. Et si vous avez encore un doute, le paradigme dans lequel le développement humain se déploie depuis plus de 50 ans c’est celui de l’accumulation du capital quelques soient les conséquences sociales ou environnementales. La monnaie est neutre, c'est ce que les néo-libéraux nous ont assénés pendant des décennies. Denis Clerc nous propose une définition de la monnaie dans son livre "Déchiffrer l'économie". La monnaie n'est pas neutre, la monnaie c'est le pouvoir et la dette un dispositif de maintien du pouvoir. Evidemment cela ressemble à un fourre-tout. C’est comme le discours politique, on y met de tout mais on s’emploie à l’enrober par des discours que les médias se chargent de distribuer sous l’emballage de la plus-valus informationnelle.
Par Patrick Ap en mai