Nantes Métropole expulse un squat étudiant, l'A.B.I.

Thierry Kruger
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Près des facultés de sciences humaines à Nantes se trouvant un squat d'étudiants, surnommé l'Abbaye (ABI) en raison des livres religieux trouvés à son ouverture en octobre 2008. La maison possédait 5 chambres, celle du grenier étant à isoler mieux. L'électricité rétablie et payée, les factures EDF en font foi, et les noms des résidents placés sur la boite aux lettres auraient dû rendre ce squat non expulsable.

Le droit à la propriété, affirmé dans le constitution de l'an III (1795) est toujours celui de notre république bourgeoise : il passe outre aux droits de l'Homme et du citoyen de 1789. Mais le délinquant, soutenu par l'Etat et la classe des possédants, agit sans mesure ni vergogne : profitant de l'absence du responsable de Nantes Métropole, en vacance, un sous-fifre PS ordonne l'expulsion avec des huissiers complices dès le départ, violant la loi, bafouant le droit. Il fut visité par John-Paul Lepers en février 2009 qui y fit un reportage.

17 commentaires

ils sont explulsé c'est qu'il y a une raison.primo ils resident dans une propriété privée et non donc pas le droit de s'y trouver c'est un viole de la propriété privé secondo il y a surement des plaintes donc la police agit en toute l'egalité.c'est marrant je sens qu'on va me repondre que de la merde
maintenant que j'ai bien presenté le sujet
ce qui me fait le plus de peine c'est que tu fais passer les policiers pour des hors la loi alors qu'ils ne font que leur métier c'est aberrant
Par melomoule il y a 4 ans
dernière new : il semble que les huissiers ne soient pas fondés à relever les identités, même sur les boites aux lettres. Un point à vérifier avec les avocats des squaters. Un contrat EDF en règle, recevoir son courrier sont des actes normalisant une occupation, mais qui n'offrent qu'un sursis plus ou moins long.
Par Thierry Kruger il y a 5 ans
En janvier 2010, le squatt près de chez moi a été détruit à son tour. Il avait accueillit une partie des affaires des expulsés de l'A.B.I. peu après leur expulsion, et organisait chaque semaine des séances de cinéma avec des films rares et engagés du monde (un superbe road movie noir et blanc argentin, sur les rapports de sexe et l'amour lesbien) dans un ancien cinéma devenu l'école Notre Dame de Toutes Aides, tenue par des bonnes soeurs. Il aurait pu abriter la garderie d'enfant qui n'a trouvé à s'installer, sous forme de préfabriqué, sur le terrain public où des potes et autres jouaient aux boules !
Par Thierry Kruger il y a 5 ans
C'est très drôle d'une certaine manière puisque Nantes métropole est en contradiction avec le droit a la propriété et a l'article 2 et 17 de la DDHC qui je le rapelle est un droit constitutionnelle écrit au préambule de la constitution, puisque le droit naturel de l'homme est aussi la propriété et que nul ne peut en être privé sauf nécessité publique avec une juste et préalable indemnité.
Par gouillenoufier il y a 5 ans
C'est bien dommage que ce squat' est disparut. Les huissiers font preuve d'une mauvaise foi exemplaire. Et j'aimerais bien savoir, de mon côté l'intérêt premier de l'expulsion de ces étudiants ? Un Problème quelconque ? Une tâche dans le beau tableau nantais ? Vraiment dommage.

Bon reportage.
Par Martin il y a 5 ans
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