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    Bo Diddley, 1981 (filmed and saved by Fredvs, youtube)

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    alchy01

    par alchy01

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    Bo Diddley, 1981, Never Let Me Go (nous l'appellerons ainsi)

    Bo Diddley n'a pas de semblable ni d'antécédent dans ce qu'il a ouvert et construit. Il a parfois écrit sous des pseudonymes des morceaux devenus légendaires (Love is Strange, pour Mickey and Sylvia, connu des aficionados, et eux-mêmes précurseurs du R'n B Urban et du Disco quelques années plus tard. En l'ayant écrit sous le nom de son ex-femme, c'est à elle qu'il offrait les droits d'auteur) ainsi que des musiques dont il a été spolié de ses droits d'auteur par les grandes maisons (I'm a man, repris dans les très célèbres publicités des jeans Levi's). Il aurait pu être milliardaire. On ne le sait généralement pas et son nom est parfois inconnu du grand public.

    J'ai découvert ce morceau hier. Il s'agit d'un enregistrement non officiel diffusé par l'internaute qui l'a filmé (Fredvs sur youtube). Il n'existe aucun autre enregistrement encore diffusé ou répertorié et il ne porte pas de titre. Certaines de ses chansons sont ainsi.

    Bo Diddley est ce qu'il y a de plus précieux dans le Rock. A peu près tout ce qui a été inventé fut révélé par Bo Diddley, du Diddley Beat (la base même du Rock), en passant par le chorus, la hard-attitude (et quand les Who s'y mettent finalement aussi, il se mettra à exécuter des sauts qui devront attendre Kiss pour être refaits), les harmoniques, le filtron, la saturation, et jusqu'à la libération des batteurs (son exemple permet à Buddy Holly d'envisager Peggy Sue qui enclenchera le reste). Il est réellement unique.

    Ici, je ne connaissais pas cette exploration qu'il a des harmoniques. Vous constaterez que son jeu est modeste et généreux. C'est pour cela qu'il touche à l'unique et le révèle à chaque fois.

    Constatez aussi ce qui est gratuit, vous comprendrez que la musique ne devrait jamais être un commerce en dehors des concerts qui eux sont le vrai effort et le juste salaire. Bo Diddley fut béni des dieux quand le Diable lui ôta ses principaux droit d'auteur. Il en est ainsi quand on ne pactise pas avec lui.