2005-01 ♦ Le Phun

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Le Phun : en résidence de création au Parapluie du 5 au 22 janvier 2005

Entre Vue
Une approche sensible autour de la mémoire avec des artistes de compagnies accueillies en résidence au Parapluie. Une exploration des champs et des formes culturelles d’expression avec une parole qui prend son temps. Un échange avec un artiste sur des parcours de vie qui fondent les trajectoires. Un recueil de leurs savoirs et pratiques.

Ce numéro d’Entre Vue propose un entretien avec Phéraille de la compagnie Le Phun à l’occasion de la résidence de création du projet “Le train Phantôme”. Cet entretien est illustré d’images et de sons de la répétition publique présentée par la compagnie à la fin de sa résidence de création.

“Le train Phantôme” nous parle de nos peurs… C’est le magasin de référence pour la famille Ramon, le Saint Graal de son commerce. Quoi de plus adéquat pour commercer la peur dans les villes et villages que le train fantôme ? Par son imposante structure foraine et son imaginaire fantasmatique, ce théâtre mécanique, appelle toute la cité à le considérer, attire à lui son public comme un piège alléchant. A travers l’attraction du frisson, on ricane, s’émoustille…

Les wagonnets de foire nous entraînent vers le gouffre d’entrée, les portillons s’ébattent en grinçant, le chariot s’élance, brutal, happé dans la nuit du couloir… Squelettes, horreurs et monstres, semblent mener frénétiquement nos émotions en manège… Mais, brusquement, le grand mécanisme s’enraye, le wagon s’arrête dans l’obscur complet laissant place à son envers. C’est à cause de cette panne de l’attraction, que l’on se retrouve attiré derrière, dans l’intimité de la famille. Les Ramons vont entraîner leurs invités dans leurs boutiques d’ombres, les enrôler dans leur toile tissée de peurs. La peur ? La vraie…elle se lovait, tapie sous la décoration carton-pâte du manège de la vie. La voici qui surgit, contemporaine, vibrante et glacée

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