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En Transylvanie centrale, la musique et la danse accompagnaient les moments de fête et de séparation, comme les baptêmes et les mariages, les moments des récoltes agricoles, le départ d’un des membres de la communauté pour le service militaire ou pour le travail à l’étranger.
Ceuaş, Ceuaşo, Csávás, Szászcsávás, quatre noms (roumain, tsigane, hongrois, et ancien nom hongrois respectivement) pour un même village où la richesse du répertoire musicale traditionnel hésite encore à s’effacer devant l’avancée d’une richesse plus matérielle, celle du mirage européen.
Ici, dans une des vallées parcourues par le fleuve Tîrnava Mică, ce sont les tsiganes ceux qui assurent la continuité et la transmission du savoir-faire musical. Professionnels des ceteră (violon), contră ou bratch (alto a trois cordes), gordon (contrebasse), ils sont renommés dans toute la région pour leur pouvoir de faire danser les âmes et le corps des Roumains, Hongrois, et Tsiganes.
Csány Sàndor Cilika (n.1959) et son fils Mezei Adrian Aline (n. 1986) font partie d’une de ces familles tsiganes où la musique est apprise de père a fils, oralement, depuis plusieurs générations. Cilika suivait son père tous les samedi et dimanches, lors qu’il allait jouer aux mariages dans les villages voisins, en apprenant ainsi l’accompagnement rythmique du gordon, puis la l’harmonie au bratch, avant de choisir le violon comme instrument principal. Il est maintenant un grand maître de cet instrument ; musicien doté d’une technique virtuose et d’une douceur (dulceaţă) hors norme, il a acquis aussi une expérience d’enseignant grâce aux stages de musique et danse transylvaine (Tánctábor) organisés en Transylvanie.

1 commentaire

Bravo! Well played!
Par Leila_Taiwan il y a 5 ans