Ouverture de "Cinematek", le nouveau musée du cinéma

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« Le cinéma capture des fragments du temps et les met en mouvement. En réalisant cet acte, il donne forme à la fugacité de la vie, momifie l'aléatoire, intervient constamment dans un monde qui ne cesse de s'échapper et qui, en se convertissant en image, finit par se matérialiser en quelque chose qu'il fut réellement. »

Angel Quintana in Virtuel? A l'ère du numérique, le cinéma est toujours le plus réaliste des arts. Ed. Cahiers du cinéma

Comment fait-on pour dormir sur ses deux oreilles lorsqu'on est responsable de la mémoire collective et investie du devoir universel de sauver, des marques du temps, l'aléatoire momifié ?
À l'occasion de l'ouverture des nouvelles salles de ce qui était le Musée du Cinéma, nous avons rencontré Gabrielle Claes, Conservateur de la Cinémathèque Royale de Belgique. Avec elle, nous avons décortiqué les tâches que se sont données les gardiens de la mémoire cinématographique de ce pays.
Après un long et lourd chantier de deux ans et demi, l'ancien Musée du Cinéma rouvre ses portes au public qu'il veut mieux accueillir. Pour ce faire, des glissements s'opèrent. Dans les faits, les deux nouvelles salles sont logées dans le sous-sol du Bozar ; dans les mots, le Musée du Cinéma devient CINEMATEK. Plus spacieuses, les salles sont conçues pour recevoir plus confortablement les spectateurs, les écrans sont plus larges et les projecteurs s'adaptent selon le format du film.
Avec Gabrielle Claes, nous partons à la recherche des changements entraînés par le passage du QUE au K. Elle nous reçoit aimablement dans son bureau de l'Hôtel de Clèves, éclairé par la lumière d'un ciel ensoleillé, éclaboussant les murs de jets étincelants à travers les grandes baies vitrées.
http://www.cinergie.be/entrevue.php?action=display&id=725

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