(2/2) Sans casque ni bouclier

naturevol

par naturevol

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DE L'ECONOMIE LIBERALE A L'ECONOMIE SOCIALE :
http://www.dailymotion.com/naturevol/video/x85h2k_1-de-lconomie-librale-lconomie-soci_news

"On produit, on fabrique du chiffre à partir d'éléments artificiels (...) Les délits qui sont rentables au sens statistique du terme, ce sont les petits délits (...) : fait constaté, fait élucidé, interpellation ; le ratio parfait."

"La politique du chiffre a toujours été une tentation puisque c'est très difficile de juger l'action qualitative de la police. Si il n'y a plus de délinquance du tout, que la police est présente, qu'elle a de très bon contact avec la population est quelque chose de très bien, mais comment on va le calculer ça. Alors que le résultat chiffré de tel service est quelque chose de tangible, du moins en théorie."

Un prélèvement ADN est systématiquement effectué chez "tout individu condamné, même pour quelque chose de minime."

"Ya toute une nouvelle manière de concevoir le métier qui a été mise en place. Je pense qu'on est passé à une autre chose, à une autre conception de la police."

Le problème de base de la police est "d'être sorti du droit commun de la fonction publique, c'est un des noeuds du problème."

"Ya un effet de langage de guerre : pacification, reconquête, nettoyage... Donc on est dans un langage d'occupation. Il y a toute une terminologie que je n'ai jamais entendu auparavant, qu'on entend depuis quelques années."

"On est dans une politique de maintien de l'ordre permanent : régulation sociale par la police."

"Les services d'investigation et les services de police ne sont plus considérés comme une séparation des pouvoirs mais comme une division du travail. C'est là que ça devient dangereux."

"C'est une aubaine cette histoire de sécurité, pour un gouvernement qui est confronté à autant de difficultés sociales."

L'interview a été réalisée le 27 octobre 2005 avant les affrontements dans les banlieues.

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