"La Regate" de Bernard Bellefroid

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Bernard, nous le connaissons par documentaire sur les dialogues entre génocidaires et parents des victimes, Rwanda, les collines parlent. Etonnés qu'il passe à la fiction, nous sommes partant pour nous rendre sur le plateau de son long, surtout quand elle nous apprend que Sergi Lopez s'y trouve. Nous nous retrouvons à Wépion, au bord de la Meuse, dans un quartier résidentiel, de villégiature presque, aux villas avec jardinets soignés. Sergi Lopez nous accueille, décontracté, souriant, en hôte qui reçoit. Avant sa prise, il se soumet volontiers à nos questions.
Cinergie : Comment se fait-il qu'un comédien connu et reconnu comme toi joue dans un premier long métrage ? Non pas que l'on puisse avoir des doutes sur la qualité du réalisateur, mais quand on a une certaine renommée en tant que comédien, je suppose que l'on peut se permettre de choisir le film dans lequel on va jouer.

Sergi Lopez : En fait, cela s'est passé, comme il serait souhaitable que cela se passe toujours. Je ne connaissais pas Bernard, mais je connaissais Patrick Quinet d'Artémis qui m'a envoyé le scénario. Je l'ai lu, j'ai été bouleversé par l'histoire et j'ai accepté d'y jouer. Tout simplement. Je mise beaucoup sur l'intuition de la première lecture d'un scénario pour déterminer mon choix. Cela ne me dérange pas que cela soit un premier ou un second film, au contraire même. J''aime beaucoup l'énergie et le désir que renferment les premières œuvres. Même si, dans une jeune équipe, je me sens comme un extra-terrestre. Avant, j'étais parmi les plus jeunes, maintenant, ils sont tous plus jeunes que moi, mais c’est facile de s'y intégrer car ils ont une forte envie de travailler.
Les acteurs en général sont privilégiés sur un plateau, mais moi encore plus. Je me sens très aimé, entouré, gâté même. Ils me connaissent tous comme acteur, je me sens un peu comme Nathalie Baye, mais en plus moche !
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Image/montage: Antoine Lanckmans

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