La danseuse malade

MickeyKuyo
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Les textes de Tatsumi Hijikata, le père fondateur de la danse butô née au XXe siècle au Japon, accompagnent le danseur et chorégraphe Boris Charmatz et la comédienne Jeanne Balibar dans un duo intriguant.

« Je tiens boutique du corps, mon métier, connu sous l’appellation de danseur, est une entreprise de restauration de l’humain », énonce Tatsumi Hijikata, devenu une figure mythique de la culture chorégraphique. La démarche commentée de Boris Charmatz est d’introduire en regard de son propre langage la dimension ironique de la revisitation. Le chorégraphe a donc imaginé une autre forme de tombeau, pour Tatsumi Hijikata, en hommage aux fantômes absorbés dans le corps butô, en référence au pionnier.
Il veut inventer une sorte de monument éphémère dédié à l’artiste. Une entreprise dont il se fait l’interprète avec la comédienne Jeanne Balibar. En regard de son sujet, il s’agit pour l’actrice et le danseur d’en repasser par les mots aussi. Ceux de Tatsumi Hijikata notamment et pour citer l’artiste en réflexion autour de ce spectacle proche de l’exercice d’admiration : « Il y a une littérature qui est encore de la danse, et dans le cas de Hijikata, celle-ci n’est pas seulement méconnue, elle est inouïe, elle n’existait pas encore, il fallait voler les épreuves d’un traducteur, pour se rendre compte de son existence. Nous sommes soudain face à un trésor qui déchire les représentations. »

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