"Vergeten Straat" et "La Sicilia" Luc Pien

Cinergie Cinergie.be
133
1 105 vues
  • Infos
  • Exporter
  • Ajouter à
Ce qui nous intrigue le plus dans Vergeten Straat c’est sa structure. Une mise en abyme où l’on découvre un écrivain qui se fait interviewer par une étudiante, on découvre son quartier et celui-ci tel qu’il l’imagine dans une société idéale pour un livre qu’il est en train d’écrire et comment cette fiction rejoint à un moment une certaine réalité. On n’est pas trop perdu par la complexité narrative de ce jeu de miroir parce que les personnages sont forts. Est-ce toi qui a élaboré une structure qui ressemble à certains films d’Altman ou était-elle contenue dans le roman de Louis Paul Boon ?

L. P . : La nouvelle de L.P. Boon était un récit classique. L’histoire d’une petite rue dont il décrit bien les gens. Il y a environ vingt trois personnages. Au cinéma, c’est trop. Même Altman n’y serait pas parvenu !

C. : C’est un film d’ensemble, tout de même ?

L.P. : Oui mais ce n’est pas un film multi plot. Le projet de Vergeten Straat date de 1989. J’ai écrit quatre ou cinq versions. A chaque fois, je prenais un autre personnage comme fil conducteur mais cela ne fonctionnait pas. Entre-temps, Marc Didden a voulu prendre le sujet mais lui non plus n’a pas réussi à scénariser le texte de Boon. Lorsqu’il a appris que je m’obstinais il m’a dit : « Si ton film n’est pas bon, j’en ferai un remake !».
lire la suite sur www.cinergie.be

http://www.cinergie.be/entrevue.php?action=display&id=244

0 commentaire