"Belhorizon" Inès Rabadan

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Inès Rabadan n'arrête pas de nous surprendre d'un film à l'autre. Pour chacun d'entre eux elle se fixe un défi. Surveillez les tortues, un premier court de fiction nous avait mis la puce à l'oreille. Un couple d'ouvriers Esther et André, licenciés d'une usine de poissons surgelés tenaient la maison d'un couple de bourgeois désirant passer ses vacances au Népal et réapprenaient à vivre. Irracontable. A voir. Maintenant contait le trajet d'Else qui voyait un avenir tout tracé (et plutôt déprimant) se profiler à l'horizon. Sauf qu'un petit grain de sable allait dérégler cette mécanique trop bien huilée. Le hasard comme contrepoint à la nécessité. Comme le film précédent, à voir et à revoir.

Belhorizon, son premier long métrage, semble ne pas déroger à un univers dans lequel Inès Rabadan mixe la réalité, l'imaginaire, oscillant entre les deux, montrant un groupe de personnages dont elle scrute la logique interne pour mieux ouvrir les portes dérobées, elle examine les ratés d'un quotidien dont le mécanisme social est géré par la bourgeoisie.

Le sujet traite d'un groupe d'amis en vacances. Carl (Emmanuel Salinger), qui vient d'apprendre un revers de fortune, arrive le premier à « Belhorizon », une pension de famille perdue dans les bois. Il y découvre Esmé (Ilona Del Marie), une jeune fille d'origine modeste qui a « le sombre espoir d'autre chose.» Suivent Simon (Frédéric Dussenne), et la bande d'amis qui l'accompagne, ses pairs, des jeunes gens riches en vacances et c'est un tourbillon « dans lequel les classes sociales, en se croisant, font des étincelles ». Un pitch à la Chabrol me direz-vous. Non pas. Plutôt à la Buñuel (Le Charme discret de la bourgeoisie).
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