Christophe de Ponfilly 5 janvier 1951 - 16 mai 2006
Titre : Pashtun, Afghanistan
CD : Voices of forgotten worlds [1993]
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Photos après le milieu : mosquée bleue de Mazar-i-Sharif. Et complètement à la fin : 1°) Les Buddhas de Bamyan avant leur destruction... 2°) Après leur destruction par les talibans le 21 mars 2001
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« [...] Ponfilly ne s’était jamais remis de l’assassinat du commandant Massoud. L’exceptionnelle empathie de l’un pour l’autre avait abouti à une solidarité absolue. Cette disparition l’avait plongé dans une mélancolie dont il n’était jamais sorti ; elle se nourrissait de ses violentes critiques à l’endroit des Occidentaux, coupables, selon lui, de n’avoir pas soutenu Massoud avec les moyens nécessaires quand il le fallait. Celui qu’il avait surnommé "le lion du Panshir" était son ami de longue date. Il avait consacré films, articles et livres à défendre sa cause et à louer haut et fort sa personne.
Avec discrétion mais fermeté, il avait mis les choses au point lors de la polémique au cours de laquelle Bernard-Henri Lévy avait abusivement excipé de ses liens privilégiés avec l’âme de la résistance afghane. Grand reporter, écrivain, documentariste et cinéaste, Christophe de Ponfilly, 55 ans, avait avant tout un regard et une éthique. Vendredi matin, il a raté le rendez-vous de Marseille. Lundi, il devait se rendre dans les studios de la télévision suisse romande à Genève pour y enregistrer l’émission Singulier, à lui consacrée à l’occasion de la parution de son nouveau livre, L’Etoile du soldat, dans lequel il raconte le destin d’un jeune soldat russe libéré par ses amis afghans puis tué par les Pakistanais lors d’une tentative d’évasion de sa prison. Entre temps, il s’est donné la mort, ce qu’on dit généralement quand on le dit, comme si c’était un cadeau... »
© Pierre Assouline - Son blog : http://passouline.blog.lemonde.fr/?s=Ponfilly
CD : Voices of forgotten worlds [1993]
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Photos après le milieu : mosquée bleue de Mazar-i-Sharif. Et complètement à la fin : 1°) Les Buddhas de Bamyan avant leur destruction... 2°) Après leur destruction par les talibans le 21 mars 2001
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« [...] Ponfilly ne s’était jamais remis de l’assassinat du commandant Massoud. L’exceptionnelle empathie de l’un pour l’autre avait abouti à une solidarité absolue. Cette disparition l’avait plongé dans une mélancolie dont il n’était jamais sorti ; elle se nourrissait de ses violentes critiques à l’endroit des Occidentaux, coupables, selon lui, de n’avoir pas soutenu Massoud avec les moyens nécessaires quand il le fallait. Celui qu’il avait surnommé "le lion du Panshir" était son ami de longue date. Il avait consacré films, articles et livres à défendre sa cause et à louer haut et fort sa personne.
Avec discrétion mais fermeté, il avait mis les choses au point lors de la polémique au cours de laquelle Bernard-Henri Lévy avait abusivement excipé de ses liens privilégiés avec l’âme de la résistance afghane. Grand reporter, écrivain, documentariste et cinéaste, Christophe de Ponfilly, 55 ans, avait avant tout un regard et une éthique. Vendredi matin, il a raté le rendez-vous de Marseille. Lundi, il devait se rendre dans les studios de la télévision suisse romande à Genève pour y enregistrer l’émission Singulier, à lui consacrée à l’occasion de la parution de son nouveau livre, L’Etoile du soldat, dans lequel il raconte le destin d’un jeune soldat russe libéré par ses amis afghans puis tué par les Pakistanais lors d’une tentative d’évasion de sa prison. Entre temps, il s’est donné la mort, ce qu’on dit généralement quand on le dit, comme si c’était un cadeau... »
© Pierre Assouline - Son blog : http://passouline.blog.lemonde.fr/?s=Ponfilly
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