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Vous êtes sensibles aux premiers films comme au suivi de réalisateurs déjà confirmés…

Jean-François Pluijgers : Oui. Même si ce n'est pas une constante, il y a une audace plus grande dans des premiers et deuxièmes films. Parallèlement, on a envie de suivre certains auteurs dont on a déjà projeté les films. C'est le cas par exemple cette année avec Naomi Kawase dont on avait montré les deux films précédents. On a l'occasion aujourd'hui de montrer La Forêt de Mogari. Cette année, on aurait aussi aimé montrer le film de Béla Tarr dont on a déjà présenté plusieurs oeuvres, mais ça n'a pas été possible. En principe, le film est distribué sur le marché belge et une des conditions de sélection est qu'il n'y ait pas de distributeur.

Outre le suivi d'auteurs à la démarche profondément originale, il y a la volonté d'accompagner des gens dans leur parcours. On se rend compte que certains auteurs établis comme Oliveira ou Godard continuent à poursuivre une démarche originale du point de vue esthétique. Et ça nous intéresse…

C. : Même si certains films seront distingués, on a le sentiment qu’effectivement, vous mettez surtout en avant des démarches uniques, exclusives et novatrices, éloignées d’un certain cinéma.

J.-F. P. : Oui. C’est vrai qu’inconsciemment, je pense qu’il y a un désir de montrer un état du cinéma tel qu’il est aujourd’hui, qui n’est peut-être pas celui qu’on peut voir. Ce n’est pas contre un autre cinéma mais "en plus" ou "à côté" d’un autre cinéma. Dans la sélection, on essaye de ne pas se mettre d’œillères. Par exemple, cette année, il y a un film de Harmony Korine, Mister Lonely qui est un ovni. Je trouve que c’est un film qui peut procurer énormément de plaisir et qui présente aussi une démarche tout à fait originale. On n’a pas souvent l'occasion de voir ce genre de films.
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